L’impact de la crise de la vache folle se répercutera dans le budget fédéral

Ottawa (Ontario), 8 janvier 2004 – L’impact économique de la récente crise de la vache folle se répercutera dans le prochain budget fédéral, prévu pour la fin du mois de février ou au début du mois de mars, a indiqué le ministre des Finances, Ralph Goodale.

En plus de coûter des sommes d’argent importantes au gouvernement fédéral alors que le budget est serré, la récente découverte d’un cas américain de maladie de la vache folle incite à la prudence, a fait valoir Ralph Goodale à sa sortie d’une rencontre des députés du parti.

Les députés ont interrogé Ralph Goodale sur le contenu du prochain budget actuellement en préparation. Ralph Goodale doit le rendre public à la fin du mois de février ou au début du mois de mars.

Le ministre des Finances a prévenu qu’il n’y aura pas beaucoup d’argent de disponible étant donné que l’économie canadienne a montré des signes de faiblesse en 2003, principalement en raison de la crise de la vache folle qui a débuté en mai.

Alors que les éleveurs de boeufs du pays commençaient à reprendre leur souffle, une seconde crise a été déclenchée le mois dernier avec la découverte d’un cas de maladie de la vache folle dans l’Etat de Washington. Il a été divulgué que la vache en question provenait de l’Alberta.

« Nous devons agir avec prudence car la secousse n’est peut-être pas terminée », a dit Ralph Goodale avant d’ajouter que le gouvernement doit éviter de se placer dans une position qui pourrait éventuellement pousser le pays à devoir creuser un nouveau déficit.

Mais le ministre a tenu à préciser que ses commentaires ne voulaient aucunement dire qu’un déficit se dessinait à l’horizon.

Ralph Goodale s’attend par ailleurs à ce que le pays génère un surplus d’environ 2,3 milliards $ pour l’année financière 2003-2004.

La croissance de l’économie du Canada pour l’année en cours doit par ailleurs se chiffrer à 3 pour cent, ce qui permettrait au fédéral de pouvoir remettre les 2 milliards $ promis aux provinces afin de renflouer le système de santé.

Ces transferts aux provinces ont été rendus possibles grâce aux efforts de réduction de la dette des dernières années qui ont permis de réduire les coûts d’emprunt du gouvernement.

Source : PC

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