L’indice agricole s’est raffermi en novembre

Toronto (Ontario), 21 décembre 2006 – L’indice Scotia des produits de base, quipermet d’analyser les tendances des prix de 32 des principales exportationscanadiennes, a connu une vive reprise en novembre, soit une appréciation de7,7 % d’un mois à l’autre, après avoir perdu du terrain en septembre et enoctobre. L’indice global affiche actuellement une hausse annuelle de 4,3 % etse maintient près du sommet record atteint en mai 2006.

L’indice agricole s’est raffermi en novembre puisque les prix du canola et de l’orge ont gagné beaucoup de terrain et que celui du blé reste vigoureux, ce qui fait plus que contrebalancer la légère baisse des prix du boeuf et du porc. Le prix au comptant du canola à Vancouver a bondi de 290 $US la tonne en octobre à 324 $ US en novembre et à 333 $ US jusqu’ici endécembre, soit une augmentation de 54 % en un an. La sécheresse en Australie aréduit ses récoltes de canola et de colza à 400 000 ou 500 000 tonnes,récoltes qui normalement se situent tout juste sous les 1,5 million de tonnes,ce qui contribue au resserrement des conditions du marché au Japon, unimportant acheteur.

« L’utilisation, en Europe, de colza cultivé sur le continent même dans laproduction du biodiésel, en combinant l’huile obtenu au carburant diésel àbase de pétrole, y a réduit les exportations de colza et fait grimper lesimportations d’huile de canola », d’expliquer Patricia Mohr. « Et le Canadadevrait recueillir une grande part de ces nouvelles importations européennesd’huile de canola au cours des prochaines années. Aux Etats-Unis,l’utilisation de plus en plus massive de mais dans la fabrication d’éthanol,un additif pour l’essence, a aussi entraîné l’augmentation du prix du mais auxEtats-Unis et de l’orge au Canada. L’augmentation mondiale de la demande debiodiésel devrait soutenir les prix des grains et des graines oléagineuses en2007, ce qui représentera une bonne nouvelle pour les fermiers de l’Ouestcanadien », ajoute Mme Mohr.

« L’uranium et le zinc sont nos ‘choix’ préférés pour les investisseurs en2007, et on s’attend aussi à ce que les métaux précieux, particulièrementl’argent, bénéficient de la chute du dollar américain », analyse Patricia Mohr,vice-présidente et spécialiste des produits de base à Etudes économiquesScotia. « Les engrais à base de potasse devraient rapporter de bons rendementsaux investisseurs. Le blé, l’orge et le canola devraient également bien secomporter comparativement à leur rendement passé étant donné la nouvelledemande pour les additifs à base d’éthanol dans l’essence et le biodiésel,bien qu’on s’attende à ce que les métaux et les minéraux conservent leurposition de tête. »

C’est le rendement du nickel qui remporte la palme en 2006 parmi ceux desproduits de base, avec une extraordinaire poussée de 159 % en un an. Derécentes nouvelles voulant que la mine Ravensthorpe, en Australie, ne sera pasexploitée avant 2008, plutôt qu’au deuxième semestre de 2007, et quel’exploitation de la mine Goro d’Inco/CVRD est retardée à la fin de 2008, ontsoulevé des inquiétudes quant à l’offre puisque la demande mondiale est enforte croissance. La production mondiale d’acier inoxydable a grimpé de 12 %en 2006, favorisée par la forte demande d’équipement de forage pétrolier, parl’expansion de l’énergie électrique et par l’augmentation des commandesd’avions. On s’attend donc à un « super-cycle » du nickel et à des prix élevéspendant toute l’année 2008.

L’uranium, dont le rendement est arrivé au troisième rang parmi lesproduits de base en 2006, connaîtra probablement le meilleur rendement en2007. On prévoit que le prix au comptant moyen de l’uranium en 2007s’établisse à 80 $ US et qu’il finisse l’année près de 90 $ US, alors qu’ilétait de 48,10 $ US en 2006 et qu’il avait connu un prix plancher record de7,10 $ US vers la fin de 2000. L’actuelle tendance à la hausse du prix del’uranium représente un changement évolutif « à long terme » lié en partie àl’abandon partiel des combustibles fossiles, dont le prix est élevé, par lessociétés de service public plutôt qu’à une tendance « cyclique ». La productiond’énergie nucléaire n’émet pratiquement pas de gaz à effet de serre, un autrefacteur qui attise l’intérêt de pays comme la Chine. Le prix au comptant del’uranium a grimpé de 56 $ US la livre à la mi-octobre, avant l’inondation dela mine de Cigar Lake, en Saskatchewan, à 63 $ US à la fin décembre et à 72 $US à la mi-décembre. Il s’agit d’une hausse de 99 % en un an.

Le 15 décembre, le prix du nickel à la London Metal Exchange (LME) aétabli un nouveau record, soit 16,08 $ US la livre. L’énorme croissance de laproduction d’acier inoxydable en Chine, 38 % par année de 2004 à 2006, devraitse poursuivre en 2007 et gagné encore 35 %. Par ailleurs, les distributeursd’acier inoxydable des pays du G7 n’ont pas pu reconstituer leurs stocks en2006 et leurs besoins s’ajouteront probablement à la demande au premiersemestre de l’an prochain. Bien que la demande soit en partie passée d’acierinoxydable à contenu élevé de nickel (série 300) à un acier inoxydablecontenant moins de nickel, ce glissement a été limité. En effet, la plupartdes investissements qui stimulent la demande mondiale en acier inoxydable sontde ceux qui requièrent un acier à haute teneur en nickel.

On prévoit que le prix du pétrole West Texas Intermediate (WTI) semaintiendra à un niveau assez élevé, soit une moyenne de 60 $ US en 2007comparativement à 66 $ US en 2006 et à 56,56 $ US en 2005. La consommationmondiale de pétrole devrait augmenter à un rythme légèrement plus rapide en2007 (1,7 %) qu’en 2006, encouragée par une légère baisse du prix et par lesmarchés ou l’utilisation du pétrole est en croissance, comme la Chine (+ 6 %)et le Moyen-Orient (+ 5,4 %). On s’attend dans plusieurs milieux à ce quel’offre hors-OPEP augmente en 2007 à un rythme accéléré, soit de 1,7 millionde barils par jour, grâce surtout à l’Alberta, à la mer Caspienne, à l’îlerusse de Sakhalin, à l’Angola, au Soudan et aux puits en mer brésiliens, alorsque cette augmentation n’avait été que de 650 000 barils par jour en 2006.Toutefois, ces prévisions pourraient très bien être trop optimistes. Lessociétés pétrolières internationales font face en effet à d’imposants défis(aussi bien « techniques » que « politiques », notamment la renégociationd’ententes de partage de la production) pour ce qui est de l’exploitation denouveaux gisements ou du maintien de la production existante (particulièrementen Russie et au Venezuela). Un cadre juridique flou et une tendance généralevers un contrôle plus serré de l’Etat sur la production de pétrole et de gazen Russie pourrait ralentir substantiellement le développement dans ce pays.

La Banque Scotia est l’une des principales institutions financières enAmérique du Nord et la plus internationale des banques canadiennes. Forts deleur effectif de près de 57 000 employés, le Groupe Banque Scotia et sessociétés affiliées comptent environ 12 millions de clients dans unecinquantaine de pays. Outre des services bancaires d’investissement, la BanqueScotia offre une gamme complète de produits et de services aux particuliers,aux petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux grandes sociétés. L’actif dela Banque Scotia s’établit à 379 milliards de dollars (au 31 octobre 2006).Les actions de la Banque Scotia sont cotées en bourse à Toronto (BNS) et à NewYork (BNS). Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter lesite Web de la Banque à l’adresse www.banquescotia.com.

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http://www.scotiabank.ca./ScotiabankFr/index.html

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