L’UPA propose sa vision de la future politique agricole québécoise

Québec (Québec), 1 décembre 2009 – L’Union des producteurs agricoles (UPA) a rendu publique, dans le cadre de son 85e congrès général annuel, sa vision de ce que devait être la future politique agricole québécoise et alimentaire.

Profitant de la tribune que lui confère son traditionnel discours annuel devant les quelque 400 délégués de l’UPA et le tout Québec agroalimentaire, Christian Lacasse, président général de l’organisation, a procédé au lancement officiel de cette proposition de politique, intitulée « Le pouvoir de se nourrir ».

« Cette politique, a-t-il souligné, traduit l’écoute du monde agricole envers nos concitoyens et vise à susciter une véritable synergie entre le modèle préconisé par les agriculteurs et les agricultrices, les attentes de la population, les acteurs de la filière agroalimentaire et le gouvernement. »

La prémisse de base de cette politique traduit cette volonté. « Le pouvoir de se nourrir, y est-il énoncé, repose sur une agriculture réalisée par une multitude de fermes, ancrées dans toutes les régions, fournissant à la population des aliments sains, produits dans une perspective de développement durable et d’équité ».

« L’avantage d’une telle proposition, d’indiquer le président de l’UPA, est d’imprimer une direction générale rassembleuse en ce qui concerne l’agriculture et d’établir un cadre de valeurs partagées de même qu’un champ d’action à privilégier pour l’avenir, compte tenu des impératifs agricoles, économiques, environnementaux et sociétaux. »

Cette proposition implique la reconnaissance de l’importance économique de l’agriculture et de la transformation alimentaire. Deux secteurs qui génèrent 174 000 emplois, une contribution de 13 G$ au PIB québécois et des revenus directs en taxation qui dépassent les 3 G$, dont 2,2 G$ pour le seul gouvernement du Québec, suivant les données d’une récente étude indépendante produite pour le compte de l’UPA.

La proposition de l’UPA s’articule plus précisément autour de quatre grands axes ou objectifs généraux : l’autonomie, l’équité, le développement durable et la santé. Des « outils » sont proposés pour chacun de ces axes, visant à les opérationnaliser de façon concrète, pour un grand total de 17 mesures différentes.

Parmi celles-ci , la mise sur pied d’un secrétariat à la spécificité agricole pour faire la promotion de l’exception agricole à l’échelle internationale, la création d’un fonds UPA de solidarité sociale destiné à soutenir les banques alimentaires, l’élaboration d’une politique gouvernementale de développement durable en agriculture, des plans de développement de la zone agricole et forestière en collégialité avec les agriculteurs, la mise en place d’une politique jeunesse en agriculture, assortie d’un fonds de « capital patient » destiné à la relève et d’un régime d’épargne favorisant le transfert de fermes, etc.

Toujours au nombre de ces outils, l’UPA mise beaucoup sur l’instauration de plans de développement sectoriels qui visent, pour chaque secteur de production agricole, à identifier des cibles de développement, améliorer la productivité et mieux saisir les opportunités de marchés afin d’aller chercher davantage de revenus sur ceux-ci.

« Le développement de l’agriculture et l’occupation du territoire doivent être planifiés avec des mesures appropriées au bénéfice des communautés rurales et de la vitalité socio-économique du Québec, c’est ce que nous proposons avec ce projet, de résumer le président de l’UPA. »

« La future politique agricole, a-t-il conclu, devra tenir compte de ces grands enjeux et proposer une vision de l’agriculture qui fait le pont entre les aspirations du monde agricole et les attentes de la société québécoise, tout en s’insérant dans un contexte d’explosion démographique mondiale et de pression sur l’offre alimentaire, contexte où il importera plus que jamais de préserver Le pouvoir de se nourrir. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

Commentaires