Machineries agricoles sur la route: êtes-vous conformes?

Depuis l’arrivée en force du beau temps, les déplacements des machineries agricoles sur les routes se sont multipliés un peu partout dans les régions et le demeureront tout le long de la belle saison, jusqu’à l’automne.

Le Bulletin s’est interrogé à savoir si le nouveau code de la route simplifié (Guide sur le règlement concernant la visibilité et la circulation des machines agricoles d’une largeur de plus de 2,6 mètres) avait modifié la nature des contraventions données, depuis son entrée en vigueur le 1er décembre 2013.

« En ce qui concerne les nouvelles normes adoptées en lien avec les dimensions, difficile après 1 an de dire s’il y a un impact. La multiplication de l’information quant à cette nouvelle réglementation a été réalisée conjointement avec l’UPA afin que les agriculteurs puissent être bien informés de cette nouvelle réglementation », indique Éric Santerre, coordonnateur provincial des relations médiatiques et de la prévention pour la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Seules les données de 2014 étaient accessibles en ce qui a trait aux contraventions données. Un total de 470 infractions ont été émises l’an dernier, surtout pour le transport de grain et de purin. De ce chiffre, 39 ont été données à des propriétaires de machineries agricoles : 17 concernaient l’équipement et 9 l’immatriculation.

Selon M.Santerre, les contrôleurs routiers ont fait état de quelques observations quant à la conformité du code de la route. « Le panneau de lenteur (triangle orange) fait partie de ce qui est remarqué en premier lieu, à savoir s’il est présent ou pas. Par la suite, le permis de conduire et les immatriculations font parti des documents qui sont souvent oubliés de la part des agriculteurs (tout comme) la conformité des immatriculations en fonction de la machinerie et de son utilisation. »

La SAAQ a présenté au début du mois son bilan routier faisant état d’une diminution constante des accidents et des morts sur les routes du Québec. Le portrait est toutefois moins réjouissant lorsqu’un véhicule agricole est impliqué puisque les chiffres demeurent plus ou moins constants d’année en année. Le gouvernement a recensé 14 décès en 2014 pour cette catégorie, que ce soit pour l’occupant du véhicule agricole ou celui de l’autre véhicule impliqué dans l’accident. Le nombre de victimes s’est situé à 324 contre 306 en 2013. De 2009 à 2015, le pourcentage des victimes d’un accident impliquant un véhicule agricole est demeuré à 5%.

Certaines associations de l’UPA ont rappelé aux agriculteurs d’être bien visibles, de jour comme de nuit. Il est aussi suggéré aux producteurs de ne pas circuler aux heures de pointe afin d’éviter que de longues files de véhicules se forment derrière les équipements agricoles et ainsi faciliter la fluidité de la circulation. Selon le code de la route, la machinerie agricole a le droit de circuler sur les routes, mais il leur est interdit de circuler dans l’accotement.

Le nouveau code implique des obligations comme l’équipement de feux jaunes clignotants, de bandes rétroréfléchissantes jaunes ou rouges et la présence d’un ou deux véhicules d’escorte. Il y a également des restrictions pour la circulation dans les zones scolaires (interdiction selon l’heure) et selon la visibilité.

Le document du nouveau code de sécurité routière est disponible ici, ainsi que le bilan routier de la SAAQ pour l’année 2014.

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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