Ode au printemps et à la boue

Le printemps veut dire beau temps mais aussi dégel et par principe, de la boue. Avec les travaux qui s’amorceront dans les champs, nombreux sont ceux qui risquent de se retrouver embourbés dans une section encore trop humide d’un champ, ou dans des ornières.

Selon Grainews, on peut voir cette situation sous trois aspects différents: la première est que cela est inévitable, la seconde est que cela fait partie du jeu quand on travaille avec de l’équipement de ferme et la dernière est qu’il n’y a pas de moyen de rendre cette situation plus sécuritaire. On peut seulement pousser, ou tirer.

Pourtant, il y a moyen d’éviter les embourbements. La première est de rester loin des endroits bien connus pour être humides et moins denses. Le site de Grainews recommande aussi de rester attentif aux signaux avant-coureurs signalant un sol humide, soit par la réaction de la machinerie ou des pneus. Il faut de plus surveiller les  changements de conditions sur le terrain lors des travaux.

Si jamais on se retrouve embourbés, il existe des méthodes plus sécuritaires que d’autres pour se déprendre. Il faut tout d’abord vérifier son équipement. Est-ce que tout est en bonne conditions et de la bonne taille pour le travail à accomplir? Avez-vous un câble de remorquage? Est-il assez lourd pour l’équipement que vous désirez tirer? Il est recommandé d’éviter les chaines et d’utiliser à la place un câble qui est beaucoup plus sûr pour tirer et remorquer.

Ce dernier moyen n’est pas toutefois sans danger. Tout ce qui est mis sous tension emmagasine beaucoup d’énergie qui peut être libéré de manière inattendue. Une fois les bons équipements placés de la bonne manière, il faut se protéger ainsi que ses ouvriers. Les endroits les plus dangereux se situent dans la cabine et dans le rayon du câble si jamais un équipement se brise.

Pour amortir l’énergie relâchée par le câble en cas de bris, certains disposent un sac de couchage ou un drap sur l’équipement de traction. Le câble devrait être ralenti dans sa course s’il se détache, au lieu d’aller frapper la fenêtre arrière de la cabine du tracteur ou du camion.

Le meilleur moyen de se déprendre est encore d’éviter de rester pris dans une ornière. Il faut donc revoir ses champs à chaque printemps, détecter les zones à risques et les identifier. Il est aussi recommandé de trouver des routes alternatives, reconstruire les routes ou les solidifier avec du gravier, en plus de faire connaitre aux ouvriers les signes avant-coureurs. Et aussi, garder sa cour le plus propre possible.

 

Source: Grainews

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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