OGM : le gouvernement Charest se traîne les pieds selon Greenpeace

Québec (Québec), 15 octobre 2003 – Une vaste coalition constituée d’associations de consommateurs, de groupes écologistes, de regroupements de femmes, de syndicats et de groupes populaires réclame des mesures décisives et rapides de la part du gouvernement du Québec dans le dossier des OGM (organismes génétiquement modifiés). Malheureusement, la coalition constateque rien n’a bougé dans le dossier des OGM au Québec depuis l’élection dunouveau gouvernement. Pourtant au cours de la campagne électorale, JeanCharest et son parti le PLQ a fait la promesse ferme de mettre en placel’étiquetage obligatoire des OGM.

« Nous craignons que l’annonce de la tenue probable d’une consultationpublique sur la sécurité alimentaire au début 2004 par la Commission del’Agriculture de l’Assemblée nationale ne soit qu’une tactique pour gagner dutemps et ne rien faire dans le dossier des OGM. Sans projet gouvernementalprécis, les consultations risquent de brasser de vent sans donner de résultatsconcrets et rapides », déclare Eric Darier de Greenpeace.

« Comme il n’y a pas eu de recherches indépendantes, approfondies et àlong terme qui prouvent l’innocuité des OGM à la fois pour la santé etl’environnement, le gouvernement du Québec devrait appliquer le principe deprécaution en arrêtant, dès maintenant, la dissémination des OGM dansl’environnement et la chaîne alimentaire, et cela sans attendre les résultatsde travaux de la Commission parlementaire promise », affirme Denis Falardeau,de l’ACEF de Québec et du Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM).

« Comme les OGM renforcent la dépendance des agriculteurs aux intérêts del’industrie agrochimique, nous demandons un moratoire immédiat surl’utilisation des OGM en agriculture. La contamination génétique provenant descultures OGM menace l’agriculture traditionnelle, de terroir et biologique.Comme il n’existe pas de régime strict de responsabilité civile en matière decontamination génétique, ce sont les agriculteurs qui prennent des risquesalors que la responsabilité entière devrait reposer sur les entreprises del’agrobiotechnologie comme Monsanto », déclare Benoît Girouard, de l’Unionpaysanne.

« L’étiquetage obligatoire des OGM était une promesse des Libéraux avantet pendant les élections. Nous demandons que le gouvernement dépose dèsmaintenant un projet réglementaire d’étiquetage obligatoire au moins aussistrict que celui adopté en Europe, et qu’il n’utilise pas les audiencespubliques sur la sécurité alimentaire pour retarder l’étiquetage obligatoireque plus de 90 % des Québécoises et Québécois réclament », déclare MélanieRioux de l’Union des consommateurs.

« Etant donné les incertitudes sur les risques environnementaux entourantles OGM, le gouvernement devrait annoncer rapidement la tenue d’une enquêtegénérique sur les OGM par l’entremise du Bureau d’audiences publiques enenvironnement (BAPE) afin d’avoir une évaluation environnementale indépendantela plus complète possible, objectif que la Commission parlementaire surl’Agriculture ne peut pas atteindre », de conclure Anne-Marie Turmel des AmiEsde la Terre de Québec.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

AmiEs de la Terre de Québec
http://www.clic.net/~atquebec/

Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE)
http://www.bape.gouv.qc.ca/

Greenpeace Canada
http://www.greenpeacecanada.org/

Monsanto
http://www.monsanto.com/

Réseau de protection du consommateur
http://www.consommateur.qc.ca/

Réseau québécois contre les OGM (RQcOGM)
http://www.multimania.com/rqcogm/

Union des consommateurs
http://consommateur.qc.ca/union

Union Paysanne
http://www.unionpaysanne.com/

Commentaires