OGM: les Quinze rouvrent le débat sur la coexistence des cultures

Bruxelles (Belgique), 28 septembre 2003 – Les ministres de l’Agriculture de l’UE vont rouvrir à Bruxelles le débat sensible sur la coexistence entre cultures classiques et transgéniques, deux mois après l’opposition exprimée par la Commission européenne à l’instauration d’une législation communautaire unique.

La discussion ne doit pas déboucher sur une décision, souligne-t-on de sources européennes. Mais elle devrait permettre aux pays les plus réticents à l’égard des organismes génétiquement modifiés (OGM), l’Autriche et le Luxembourg, de réitérer leur souhait d’une véritable réglementation européenne.

Pour alimenter la discussion, la présidence italienne de l’Union doit soumettre à ses partenaires un questionnaire en quatre points portant notamment sur la question des seuils de tolérance d’OGM dans les cultures conventionnelles ou biologiques et la responsabilité en cas de contamination.

Elle souhaite aussi aborder la question de la possibilité pour les Etats membres de définir des « zones libres d’OGM », une perspective que le commissaire européen à l’Agriculture Franz Fischler a vigoureusement rejetée jusqu’ici.

Les écologistes de Greenpeace, chef de file des opposants aux OGM, entendent profiter de la réunion pour manifester contre les projets de directive (loi européenne) visant à tolérer une présence accidentelle de 0,3% à 0,7% d’OGM dans les semences utilisées par les agriculteurs européens.

La réunion de lundi, qui devrait être brève, permettra par ailleurs d’entériner formellement, sans débat, les détails de la mise en pratique de la réforme de la politique agricole commune (PAC) sur laquelle les Quinze se sont entendus fin juin après un an de négociations houleuses.

M. Fischler présentera également aux ministres ses projets de réforme complémentaire pour les secteurs du sucre, du tabac, du coton et de l’huile d’olive, adoptés mardi dernier par la Commission.

Les Quinze se pencheront enfin sur une requête de l’Espagne visant à accorder une aide nationale de 67,6 millions d’euros pour ses producteurs de fruits à coque (noix, etc). Le projet a rencontré jusqu’ici des réticences du Danemark et de la Suède.

Source : AFP

Commentaires