PAC : les milieux agricoles prêts à discuter sur l’après-2006

Paris (France), 17 juillet 2002 – Les syndicats majoritaires et institutions agricoles français (chambres d’agriculture, FNSEA, Jeunes agriculteurs et Confédération française de la coopération agricole) se sont dits prêts à ouvrir dès à présent la discussion sur l’évolution de la politique agricole commune (PAC) pour l’après 2006, tout en jugeant « inacceptables » les propositions du commissaire européen à l’Agriculture, Franz Fischler.

Les organisations « se retrouvent dans certains objectifs présentés par la Commission autour de l’environnement, du développement des territoires, de la sécurité et de la qualité des aliments », indiquent-elles dans un communiqué commun au lendemain d’un entretien à Paris avec M. Fischler.

Les syndicats considèrent cependant que les propositions formulées par le commissaire européen, telles que « la baisse des prix, la modification dans l’attribution des aides directes, le changement du système de protection aux frontières communautaires sont inacceptables ».

Selon les organisations agricoles, rien ne justifie en effet « une telle remise en cause de la PAC: ni l’évolution des dépenses agricoles, ni l’état des marchés, ni l’élargissement, ni les perspectives de la négociation à l’OMC ».

Considérant que l’évolution de l’agriculture proposée par M. Fischler n’est pas « inéluctable », elles estiment que la PAC d’après 2006 « doit proposer des outils pour maintenir une agriculture rentable et durable sur l’ensemble du territoire européen ».

La Coordination rurale a adopté une position plus radicale en interpellant le gouvernement français mercredi dans un communiqué, lui demandant d’intervenir pour obtenir la démission de Franz Fischler et de Pascal Lamy, le commissaire européen au commerce.

Le syndicat dénonce notamment « les dangers » que repésentent les propositions de la commission pour l’avenir de l’Europe et les déclarations « scandaleuses » de M. Lamy la semaine dernière, selon lesquelles l’Europe pourrait se passer de ses agriculteurs en allant s’approvisionner sur le marché mondial.

Selon la Coordination rurale, « ce qui devait être le dialogue entre Franz Fischler et les représentants de l’agriculture française n’a été que l’expression d’une incompréhension totale entre l”Eurocratie’ et les paysans ».

Le gouvernement français refuse de modifier le cadre de la PAC fixé jusqu’en 2006 par le sommet européen de Berlin de 1999.

Source : AFP

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