Pêche au hareng : l’intransigeance du fédéral dénoncée

Îles-de-la-Madeleine (Québec), 22 avril 2002 – Le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, M. Maxime Arseneau, dénonce l’attitude intransigeante du gouvernement fédéral, qui a décidé de fermer hâtivement la pêche au hareng le long des côtes des Iles-de-la-Madeleine.

M. Arseneau estime que cette décision est d’autant plus étonnante que le
hareng de printemps est à peine arrivé près des côtes madeliniennes, ce qui

explique la faiblesse des débarquements par rapport à la moyenne des prises
des trois dernières années. Le ministre responsable des pêches québécoises,
qui a réussi à obtenir un entretien téléphonique vendredi avec le ministre de
Pêches et Océans Canada, M. Robert Thibault, déplore que le gouvernement
fédéral ne démontre aucune sensibilité à l’endroit des revendications de
l’industrie des pêches des îles. « Le gouvernement fédéral devrait adopter des
méthodes de gestion qui permettrait à l’industrie de mieux planifier sa
saison », explique le ministre Arseneau. Il rappelle à ce sujet que cela fait
des années que les pêcheurs et les industriels des îles soutiennent que le
stock de hareng autour des îles est spécifique et que le gouvernement fédéral
devrait en conséquence accorder aux îles un contingent de 2 500 tonnes, afin
de mieux planifier les activités de pêche.

Le ministre Arseneau a de plus fait valoir auprès de son homologue
fédéral l’impact néfaste de cette décision sur des centaines de travailleurs
d’usine. « Le gouvernement du Québec, les pêcheurs et les industriels
madelinots consacrent des efforts importants au développement d’activités de
transformation du hareng et il est essentiel que le gouvernement fédéral
ajuste ses politiques de gestion pour appuyer les efforts de l’industrie »,
note-t-il.

Le député-ministre des îles demande de plus l’intervention immédiate du
député fédéral, M. Georges Farrah. « Il est encore temps d’agir et le député
doit joindre sa voix à l’ensemble de l’industrie pour obtenir des
assouplissements de la décision fédérale et faire en sorte que nos

interventions communes bénéficient aux pêcheurs, aux travailleurs d’usine et à
l’ensemble de l’économie de l’archipel », conclut M. Arseneau.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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