Pluie, inondations, sécheresse

La pluie qui tombe sur le Québec aujourd’hui (mardi) se poursuivra de façon intermittente toute la semaine, de quoi mettre à l’épreuve la patience des agriculteurs une fois de plus.

La semaine dernière, le beau temps a permis de démarrer les semis et l’épandage de fumier. Depuis vendredi soir, par contre, c’est le retour du temps pluvieux.

D’après les pronostics de MétéoMédia, le reste du mois de mai sera très peu ensoleillé. Cette semaine, les températures maximales et minimales demeureront au-dessus des normales. Il pleuvra sur toutes les régions du Québec, de façon très variée.

La situation sur plusieurs cours d’eau demeure sous haute surveillance. La semaine dernière, la rivière Richelieu a baissé de 20 cm, avant de remonter de 3 cm pendant la fin de semaine. Lundi, le Centre de prévision des crues du Québec (CPCQ) prévoyait que le niveau monte de 3 à 6 cm sur la Richelieu.

Avec la pluie de la fin de semaine, le niveau du lac Champlain et de plusieurs tributaires de la Richelieu ont recommencé à monter. Plusieurs riverains déjà exaspérés par la durée de l’inondation ont commencé à signifier leur impatience.

Lundi, le CPCQ maintenait des alertes d’inondations pour le lac St-Pierre, le lac Champlain et la rivière Richelieu entre Chambly et le lac Champlain. Des veilles d’inondations étaient maintenues pour les embouchures des rivières l’Acadie et des Hurons, de même que pour le cours de la rivière aux Brochets. La rivière Châteaugay est aussi sous haute surveillance.

Mid-West mouillé

Aux États-Unis, le printemps humide retarde aussi les semis. Des champs du Mid-West demeurent détrempés, tandis que le Mississippi est en crue.

En Louisianne, les autorités ont décidé samedi d’ouvrir les vannes du Morganza Floodway, pour diriger de l’eau du Mississippi dans le bassin de la rivière Atchafalaya. Des centaines d’acres de terres agricoles ont ainsi été inondées, en plein pays cajun, afin de sauver des eaux des villes comme Bâton Rouge et la Nouvelle Orléans.

La France à sec
Sur le Vieux Continent, la situation est tout à fait à l’opposé. Depuis janvier, la pluie se fait très rare en France. Dans plusieurs régions du pays, la nappe phréatique a baissé de moitié.

Les agriculteurs du nord sont particulièrement préoccupés. Les éleveurs ont été autorisés à utiliser les jachères pour faire paître les animaux. On craint des baisses de rendement de 30 à 50 % dans les fourrages.

Le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire a demandé à l’Union européenne de verser une aide financière pour dédommager les agriculteurs qui connaîtront d’importantes pertes en 2011.

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