Plus grande transparence dans le domaine des OGM

Paris (France), 12 juillet 2001 – En conclusion à la conférence internationale qui s’est tenue trois jours durant à Bangkok sur le thème « Biotechnologies modernes, nouveaux aliments et nouvelles cultures : enjeux pour la science, la sécurité et la société », il a été recommandé que tous les acteurs prennent l’engagement d’une plus grande transparence dans le domaine des organismes génétiquement modifiés, et que les gouvernements apportent un soutien accru à la recherche scientifique indépendante et financée sur fonds publics qui est consacrée aux risques et aux avantages des aliments et plantes cultivees génétiquement modifiés.

« Des études scientifiques indépendantes pourraient contribuer à une meilleure compréhension des risques, en élaborant des méthodologies, des techniques et des protocoles pour mesurer les constituants et le comportement des aliments et plantes cultivées génétiquement modifiés », affirme le projet de synthèse de la conférence. « Cela aurait également pour effet une plus grande crédibilité des processus réglementaires. »

Organisée par le Royaume-Uni et l’OCDE en coopération avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation mondiale de la santé, le Programme des Nations Unies pour l’environnement, la Convention sur la diversité biologique et le Gouvernement de Thaïlande, la conférence a rassemblé plus de 300 participants de plus de 50 pays représentant cinq continents, dont des scientifiques, des responsables gouvernementaux et des représentants de l’industrie, du monde agricole, de la société civile et des médias.

Les thèmes abordés dans le cadre de la conférence allaient du rôle des acteurs concernés – y compris les groupes de défense des consommateurs et de l’environnement – dans les processus de décision nationaux et internationaux à la nécessité d’aider l’ensemble des pays à mettre en place les capacités voulues de recherche, de production et de réglementation dans ce domaine. Une synthèse définitive est publiée sur le site web de la conférence (www.oecd.org/bangkok/).

Le Secrétaire général adjoint de l’OCDE, M. Herwig Schlogl, a relevé que la conférence avait permis aux participants de parvenir sur certains points à un terrain d’entente, même si de vastes divergences, « parfaitement compréhensibles », subsistent sur de nombreuses questions, car « il s’agit de questions qui détermineront notre avenir, celui de l’humanité et de son environnement. »

Dans son résumé, Lord Selborne, Président de la conférence et du U.K. Chemicals Stakeholder Forum, a insisté sur la nécessité d’une plus grande transparence de la part de toutes les parties concernées pour permettre un dialogue constructif sur les risques et les avantages des biotechnologies modernes.

Il a notamment souligné l’importance que revêtent des travaux scientifiques de qualité, accessibles et utiles à l’appui de l’évaluation des risques, et le bien-fondé d’une implication accrue des gouvernements dans ce domaine. « Plusieurs intervenants ont attiré l’attention sur le recul de la recherche financée sur fonds publics, et sur le fait que la société est de plus en plus tributaire de données issues de recherches qui pourraient être considérées comme n’étant pas impartiales », a-t-il remarqué. « La recherche financée sur fonds publics est de nature à renforcer la confiance, et elle peut être plus facile à orienter sur des régions qui n’offrent a priori pas de perspectives de retour financier sur les investissements de recherche. »

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE)

http://www.oecd.org/

Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)

http://www.fao.org

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