Pour l’UPA, les Québécois sont seuls maîtres de leurs choix

Publié: 14 février 2000

Québec, le 9 février 2000 – « Les Québécois sont les seuls à pouvoir décider de leur avenir. Au Québec, les chefs de nos principales formations politiques s’entendent d’ailleurs avec raison, du moins quant au fond, pour dire que seule l’Assemblée nationale est à même de pouvoir décider des conditions qui entoureraient un éventuel processus référendaire. »



À lire aussi

La RBC indique que la recherche agricole externalisée du secteur public vers les universités a diminué de 77 % au cours des cinq dernières années, et que le nombre d'entreprises menant des recherches en agriculture et en alimentation a diminué de 29 % au cours de la dernière décennie.

Potentiel et défis économiques dans le secteur agricole

Selon les perspectives économiques de RBC, le Canada a pris du retard en matière d’innovation et d’investissement, mais peut inverser la tendance.





« Les Québécois, a fait valoir M. Pellerin, ont toujours fait montre d’une exemplaire maturité politique, quelle que soit leur option. »


Ainsi a réagi aujourd’hui le président général de l’Union des producteurs agricoles (UPA), M . Laurent Pellerin, devant la Commission parlementaire des institutions, qui tient des consultations sur le projet de loi no 99 portant sur l’exercice des droits fondamentaux et des prérogatives du peuple québécois et de l’État du Québec.

« Les Québécois, a fait valoir M. Pellerin, ont toujours fait montre d’une exemplaire maturité politique, quelle que soit leur option. Cette constatation devrait commander à elle seule le respect de leur autonomie, peu importe la façon dont elle s’exerce, dans nos droits, nos politiques, notre culture, notre langue ou notre destin. Et, à plus forte raison, quand nous l’exerçons sous les auspices de la démocratie. Les Québécois, dit-il, l’ont plus d’une fois démontré : ils sont assez « grands » pour ça. Qu’il suffise de penser aux débats référendaires de 1980, 1992 et 1995 ».

Il est clair pour l’UPA que seul le peuple du Québec, par ses institutions, a le droit de statuer sur la nature, l’étendue et les modalités de l’exercice de son droit à disposer de lui-même et qu’aucun autre parlement ou gouvernement ne peut limiter ce droit ni non plus porter atteinte à l’intégrité de son territoire. « Une telle évidence, de dire M. Pellerin, devrait conduire les Québécois et les Québécoises à faire consensus et à se ranger unanimement derrière le projet de loi no 99 ».

En terminant, M. Pellerin a par ailleurs mentionné que le gouvernement d’Ottawa serait bien inspiré s’il emboîtait le pas à celui du Québec en tenant lui aussi une consultation élargie sur le projet de loi fédéral C-20, qui porte sur l’exigence de clarté concernant une éventuelle question référendaire québécoise.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/