Priorités d’action du Parti libéral du Québec : Des aliments sains de la terre à la table

Saint-Hyacinthe (Québec), 14 janvier 2003 – « Restaurer la confiance des consommateurs et du coup préserver, voire gagner des parts sur les marchés alimentaires d’ici et d’ailleurs. C’est là une question de santé des citoyens, c’est là une question de santé de l’économie! » C’est en ces termes que le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest a lancé le plan d’action
visant à assurer aux citoyens québécois un approvisionnement constant en

aliments sains, à rétablir un climat de cohabitation harmonieuse dans nos
campagnes et à aider les entreprises à générer davantage d’emplois pour les
jeunes de toutes les régions du Québec.

Les priorités d’actions proposées sont le résultat des
travaux de la sous-commission politique du bioalimentaire présidée par le
député d’Argenteuil, David Whissell. « Il s’agit là d’une démarche rigoureuse,
respectueuse des principes et du cadre financier du plan d’action global
adopté en septembre 2002 et validé par 4 experts indépendants », de confier le
député.

Ces priorités d’actions seront discutées en mars seront discutées en mars
prochain dans le cadre du Conseil général du PLQ. Il s’adresse d’abord à
l’ensemble de la population québécoise, pour qui le secteur bioalimentaire est

source de préoccupations quotidiennes. « En travaillant pour l’ensemble des
citoyens, en fonction d’objectifs précis, de moyens concrets et d’un cadre
financier réaliste, le Parti libéral du Québec est persuadé de pouvoir
remettre le train du bioalimentaire sur les rails », explique le chef Jean
Charest.

Éléments-clés du plan d’action

Pour garantir aux Québécois un approvisionnement en aliments sains, le
PLQ accélérera l’instauration des systèmes obligatoires de traçabilité dans
l’ensemble de la chaîne alimentaire. Seront aussi révisées les règles
d’étiquetage, de façon à garantir aux consommateurs l’intégrité des aliments
et ceci, incluant l’étiquetage obligatoire des OGM. L’encadrement nécessaire
au développement sécuritaire des biotechnologies sera aussi mis en place. Pour

le PLQ, c’est là un passage obligé pour que le Québec profite du potentiel
énorme que recèlent ces avancées scientifiques, des possibilités actuellement
limitées en raison des craintes que suscite l’utilisation des biotechnologies
chez certains consommateurs.

Pour redynamiser l’agriculture, le PLQ accordera un soutien accru aux
entreprises à dimension humaine et à vocation structurante pour l’économie
locale. Sans remettre en cause le maintien des piliers de la politique
agricole québécoise, le modèle actuel de soutien des fermes qui s’accroît
selon le volume de production sera revu, de façon à appuyer davantage les
entreprises vouées à l’occupation du territoire, les entreprises artisanales
autant que celles de taille industrielle, les produits du terroir autant que
ceux de masse.

Pour recréer l’harmonie entre l’agriculture et le milieu rural en région, le PLQ mettra fin à l’approche mur à mur des politiques péquistes, qui a
entravé le développement de l’agriculture et nié les volontés locales. Le PLQ
entend ainsi rendre la campagne multifonctionnelle, propriété de tous les
Québécois et permettre du coup aux régions de se développer économiquement. On
propose la mise en oeuvre d’une véritable politique de décentralisation,
incluant le transfert éventuel de responsabilités à l’échelle régionale. Le
PLQ préservera les acquis de la Loi sur la protection du territoire et des
activités agricoles et respectera le plein droit des agriculteurs et des
agricultrices d’exercer leur profession. Toutefois conscient que l’utilisation
du territoire agricole à d’autres fins peut avoir des impacts économiques et
sociaux différents d’une région à l’autre, le PLQ consentira aux MRC qui le
désirent, les pouvoirs et ressources nécessaires à leur développement, en
termes d’aménagement du territoire, de gestion des ressources eau, sol et air
ainsi qu’en matière de résolution des conflits de cohabitation.

Pour valoriser la profession agricole, le PLQ appuiera l’imposant effort
agroenvironnemental entrepris par les agriculteurs et les agricultrices du
Québec. Du coup, le PLQ compte apaiser les inquiétudes des Québécois à
l’endroit des dangers de la pollution diffuse liée à la pratique agricole, de
ses conséquences potentielles graves sur la qualité de l’eau et de sa menace à
leur santé. A cette fin, le PLQ établira au bénéfice des agriculteurs, un
programme d’appui financier couvrant 90 % des coûts reliés à l’acquisition
d’équipement visant la préservation des ressources. La mesure sera accompagnée
d’une politique stricte d’écoconditionnalité liant l’aide financière
gouvernementale aux entreprises au respect des normes environnementales
établies.

Pour stimuler la création d’emplois dans les entreprises de transformation, le PLQ accordera à ce pan du secteur une attention sans précédent. Les interventions gouvernementales envers l’industrie de la
transformation se feront donc désormais de façon intégrée plutôt que
simplement sectorielle, interpellant l’ensemble des ressources disponibles au
gouvernement du Québec, le tout par la revitalisation de la Société québécoise
d’initiatives agroalimentaires (SOQUIA).

Ce faisant, le PLQ entend contribuer à la réalisation de l’immense
potentiel que recèle cette industrie moderne et complexe, forte de la présence
d’un millier d’entreprises privées et coopératives, et ce notamment en matière
d’investissements, de progression des ventes et surtout de création d’emplois
pour les jeunes. De même, en plaçant le secteur de la transformation au
diapason des progrès scientifiques, le PLQ entend tirer profit des atouts
majeurs dont dispose Québec pour le relever les défis de la concurrence, soit
des productions agricoles de bonne qualité, de jeunes diplômés, des capacités
de recherche de calibre international et des entreprises à l’affût des
innovations.

Pour créer de nouveaux emplois à l’intention des jeunes de toutes les régions du Québec, le PLQ mettra en oeuvre une politique de formation de la main-d’oeuvre bien adaptée aux priorités du secteur et répondant aux
problématiques de pénuries observées : la politique assurera qu’à tous les
niveaux d’enseignement (secondaire, collégial, universitaire) soit développée
l’expertise requise par l’industrie en matière de sécurité alimentaire et de
nouvelles technologies.

Pour le chef Jean Charest, le Parti libéral du Québec est donc, des trois
grands partis politiques québécois, le seul à ce jour à avoir mis ses
engagements bioalimentaires chiffrés sur la table. « Au cours des 4 dernières
années, le PLQ a fait ses devoirs et le plan d’action étoffé présenté
aujourd’hui démontre que nous sommes une équipe prête à gouverner » de conclure
monsieur Charest.

Sommaire des priorités d’action politique proposée

– L’étiquetage obligatoire des aliments contenant des organismes
génétiquement modifiés (OGM) et l’encadrement sécuritaire de
l’utilisation des biotechnologies.

– L’accélération de l’instauration des systèmes obligatoires de
traçabilité dans l’ensemble de la chaîne alimentaire.

– L’instauration de systèmes de contrôle étanche de l’utilisation des
médicaments vétérinaires, des hormones de croissance, des pesticides et
des farines animales.

– Le droit des communautés régionales et locales d’adapter l’occupation
de leur territoire agricole et rural et la mise en place, à l’échelle
régionale, d’un mécanisme exécutoire de règlement des conflits de
cohabitation et d’occupation du territoire résultant des activités
agricoles.

– La mise en place, à l’intention des producteurs agricoles, d’un
programme couvrant 90 % des investissements nécessaires à la
préservation des ressources et à la lutte contre la pollution d’origine
agricole.

– L’instauration d’une politique stricte d’écoconditionnalité liant
l’aide financière gouvernementale aux entreprises au respect des normes
environnementales établies et au respect de leurs certificats
d’autorisation provenant du ministère de l’Environnement du Québec.

– L’instauration d’une politique globale d’élimination de la pollution
diffuse de l’eau tenant compte de l’ensemble des apports polluants
(municipaux, industriels et agricoles) et appliquée en fonction de la
géographie des bassins versants des principaux cours d’eau.

– Le soutien au développement d’une agriculture à dimension humaine et
l’adaptation des programmes d’aide à l’agriculture à cette fin.

– La révision des programmes d’appui aux entreprises agricoles afin
d’encourager les entreprises non traditionnelles telles que celles qui
valorisent les terres en friche, les fermes à vocation éducative,
socio-culturelle ou récréo-touristique, les entreprises à temps
partiel, en plus de celles qui se consacrent au développement des
produits du terroir.

– La mise à la disposition, pour les jeunes producteurs agricoles, d’un
programme de garanties hypothécaires permettant aux producteurs-
vendeurs de maintenir une participation au financement de l’entreprise
acquise par un jeune.

– La révision en profondeur du programme de remboursement de taxes
foncières dans l’optique de freiner la croissance du fardeau fiscal des
producteurs agricoles.

– La revitalisation de l’actuelle SOQUIA pour en faire une véritable
société de développement de l’industrie bioalimentaire. Dirigée par un
conseil d’administration comprenant une forte représentation de
l’industrie, la nouvelle SOQUIA sera chargée de l’administration de
l’ensemble des programmes du gouvernement du Québec destinée aux
entreprises de transformation. La clientèle de la nouvelle SOQUIA sera
composée autant des entreprises déjà installées dans les productions de
masse que de celles qui démarrent dans les nouvelles technologies ou
les produits de niche.

– Le développement des produits de niche et des produits du terroir et la
mise en valeur des créneaux d’excellence par les appellations
d’origine.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Parti libéral du Québec

http://www.plq.org/

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