Profil de la filière agroalimentaire de la région de Québec

Québec (Québec), 16 mai 2002 – C’est à l’occasion de la première édition de la
Journée agroalimentaire de la Capitale nationale que le Conseil de
l’agriculture et de l’agroalimentaire pour le développement de la région de
Québec (CAADRQ) a rendu publique une vaste étude commandée à la firme
d’analyse et de planification marketing Zins Beauchesne et associés, en
présence d’importants décideurs politiques, le ministre délégué responsable de

la Capitale nationale, le maire de Québec et le préfet de la MRC – Jacques-
Cartier.

Il s’agit en fait d’un profil stratégique de la filière agroalimentaire dans les territoires de la ville de Québec et de la MRC Jacques Cartier, comportant des propositions relatives aux axes de développement à privilégier.
Outre le portrait et la structure de la filière (production agricole, transformation alimentaire, distribution, commerce de détail, restauration et agrotourisme), le document présente les forces et faiblesses de chaque composante, ainsi que les occasions, perspectives et menaces et formule des recommandations.

En termes méthodologiques, en plus des données descriptives recueillies,
une soixantaine d’entreprises et d’intervenants ont été consultés.

« Nous souhaitions disposer d’informations indépendantes, à jour et
fiables concernant l’agroalimentaire dans une part importante du territoire de
la région non seulement pour mieux connaître la situation, mais aussi pour

cibler davantage nos efforts de soutien au développement de cette filière », a
déclaré madame Jacynthe Gagnon, présidente du CAADRQ. « Ce profil a été réalisé
en partenariat avec les deux CLD concernés et dès sa publication, nous avons
voulu en partager les conclusions d’abord avec les producteurs et artisans,
mais aussi avec les décideurs politiques à qui nous avons demandé une première
réaction. »

Une locomotive pour le développement

La filière agroalimentaire représente 7 % du PIB et 13 % des emplois de
la région de la Capitale nationale; 37 800 emplois y sont en effet associés.
Entre 1996 et 2000, cette filière a connu un taux de croissance de 38 %, soit
7 % plus élevé que dans le reste du Québec et 5% supérieur à la croissance du
PIB de la région, tous secteurs confondus.

« Ces données nous confirment que le vent dans les voiles que l’on
ressentait dans la région est bien réel. Cependant, elles nous indiquent aussi
que le marché de l’agroalimentaire est en profonde transformation; le
potentiel est là plus que jamais, mais les producteurs et artisans devront se
positionner en fonction des attentes nouvelles de la clientèle pour tirer leur
épingle du jeu », a poursuivi madame Jacynthe Gagnon.

Poursuivre l’action

En conclusion, le profil fournit cinq grands pôles sur lesquels porter
l’attention tant des pouvoirs publics que des entreprises et des divers
organismes de concertation. Il s’agit de la promotion et la reconnaissance des
produits régionaux, l’accès aux marchés, le réseautage et les partenariats, la
main-d’oeuvre et la reconnaissance de l’importance de la filière
agroalimentaire.

« Au Conseil, nous avons l’intention de prendre la balle au bond et d’en
profiter pour remettre l’agroalimentaire au goût du jour et au menu des
décideurs politiques. Plus précisément, nous avons l’intention d’intensifier
nos efforts relatifs à la promotion des produits régionaux avec des activités
telles le Palais du terroir, les journées nationales du goût et des saveurs,
la vitrine promotionnelle régionale et bien sûr “Le parcours gourmand” que
nous lançons aujourd’hui. Nous susciterons et animerons des maillages entre
entreprises notamment par une participation aux différents salons et
expositions et à des initiatives comme les rendez-vous d’affaires entre
producteurs et restaurateurs et notre nouvel outil, le “Guide de
l’entrepreneur agroalimentaire” aidera tant le développement de nouvelles
entreprises que la naissance de nouveaux projets au sein d’entreprises
existantes, du moins nous le souhaitons », a indiqué madame Jacynthe Gagnon.

« A moyen terme, nous croyons important d’élaborer un plan d’action avec
les mêmes partenaires avec lesquels nous avons travaillé à la réalisation du
profil stratégique et que nous remercions de leur collaboration. Il s’agit des
deux CLD, du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation
(MAPAQ), du Bureau de la Capitale nationale et d’Emploi-Québec. Sans eux, nous
ne serions pas rendus aussi loin et l’agroalimentaire n’aurait probablement
pas connu la même croissance », a-t-elle conclu.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Conseil de l’agriculture et de l’agroalimentaire pour le développement de la région de Québec-CAADRQ

http://www.quebecagro.com

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

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