Projet Pipeline Saint-Laurent : dépôt de l’étude d’impact sur l’environnement

Montréal (Québec), 23 mai 2006 – Ultramar annonce que l’étude d’impact sur l’environnement réalisée dans le cadre du projet de construction d’un pipeline souterrain qui devrait relier ses installations de raffinage de Lévis à son centre de distribution de Montréal-Est a été déposée auprès du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec (MDDEP), ainsi qu’auprès de l’Agence canadienne d’évaluation environnementale (ACEE). Cette étude a été effectuée par le GROUPE CONSEIL UDAINC. en collaboration, entre autres, avec des firmes d’experts enenvironnement, archéologie, étude des risques et mesures d’urgences. Le projetest connu sous le nom de Pipeline Saint-Laurent.

Le pipeline, d’une longueur approximative de 245 kilomètres,constituerait pour Ultramar un moyen de transport complémentaire alliantsécurité, fiabilité et respect de l’environnement et permettrait de réduire lerecours aux autres modes de transport, principalement les trains-blocs et lesnavires, entre Lévis et Montréal-Est. Sa construction devient donc un élémentstratégique de première importance dans une perspective d’accroître lasécurité d’approvisionnement de l’Est du Canada tout en réduisant notredépendance à l’importation de produits raffinés. C’est dans cette optiquequ’Ultramar a entrepris diverses démarches qui conduiraient éventuellement àla construction du pipeline. La rive sud du Saint-Laurent avait été retenuecomme zone générale d’étude. Puis, s’appuyant entre autres sur des relevéscartographiques, trois corridors avaient été délimités dans la zone étudiée. Al’intérieur de chacun des corridors, un tracé préliminaire avait ensuite étéidentifié et évalué.

L’étude d’impact sur l’environnement qui est déposée aujourd’hui est lerésultat d’un travail de longue haleine entrepris pour Ultramar à la suite dudépôt de l’avis de projet en février 2005. Depuis cette date, lesreprésentants de Pipeline Saint-Laurent ont tenu plus d’une centaine derencontres et consultations avec les élus concernés aux niveaux fédéral,provincial et municipal, avec des fonctionnaires municipaux et de ministèresquébécois, avec des représentants de fédérations de l’Union des producteursagricoles (UPA) et de groupes écologistes, avec la population et avec lespropriétaires concernés. Par ailleurs, au-delà de 600 propriétés ont étévisitées, le long du tracé retenu, afin de recueillir des informations et d’yfaire des inventaires. Ces inventaires nous ont permis d’abord de nous assurerque les impacts seront réduits au minimum là où l’on projette de faire passerle pipeline, ensuite de prendre en considération toutes les caractéristiquesou contraintes existantes sur le tracé identifié et surtout, lorsqu’unpropriétaire a porté à notre attention des éléments particuliers, d’apporterdes modifications au tracé initialement prévu. Toute l’information recueillie,entre autres, au cours de ces rencontres et lors de la prise d’inventaire, aamené l’entreprise à choisir un des corridors initialement considérés, soitcelui longeant principalement l’emprise des lignes à haute tensiond’Hydro-Québec.

Cette étude sera maintenant analysée par les responsables du MDDEP et del’ACEE ainsi que par les représentants de plusieurs autres ministères etorganismes gouvernementaux directement intéressés par le projet. A l’issue decette analyse, le MDDEP et l’ACEE pourront soumettre aux responsables duprojet Pipeline Saint-Laurent des demandes de précisions et d’informationsupplémentaires.

Une fois cette étape franchie, l’étude sera rendue publique par le Bureaud’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Subséquemment, des audiencespubliques pourront avoir lieu à la demande de groupes ou d’individus concernéspar le projet.

Le directeur principal, Développement corporatif et Gestion des terminauxd’Ultramar et directeur du projet, M. Louis Bergeron, a précisé que l’étuded’impact environnementale a pour objectif l’intégration optimale du projet depipeline dans son milieu d’insertion. « C’est dans cette optique qu’un ensembletrès étendu de paramètres a été considéré, entre autres :

– la prise en compte de la vocation actuelle, mais aussi future, du territoire, que ce soit en milieu agricole, forestier ou urbain;

– l’évitement des composantes sensibles des milieux humain, biologique et physique de façon à restreindre les incidences environnementales sur celles-ci;

– la prise en compte de la sécurité et de la qualité de vie par l’évitement des secteurs densément peuplés. »

Par ailleurs, l’analyse des relevés effectués sur les terrains afin demieux connaître leur topographie et leur géologie nous a permis de conclure àla possibilité de réduire la largeur de l’emprise permanente nécessaire pourle pipeline. La largeur de l’emprise permanente serait par conséquent réduitede 23 à 18 mètres sur la totalité du parcours et c’est cette dernièrehypothèse qui a été retenue dans l’étude d’impact sur l’environnement. Desréductions de la largeur de déboisement sont également proposées dans l’étuded’impact notamment dans certains peuplements d’intérêt.

Monsieur Bergeron s’est dit convaincu que le projet de pipelinesouterrain, tel que proposé, est celui qui présente le moins d’impacts, tantsur la population que sur l’environnement. « Et pour être bien certains quenous atteindrons nos objectifs à ce chapitre, nous avons inclus dans l’étuded’impact plusieurs variantes pour certains tronçons du futur pipeline. Lesalternatives étudiées touchent principalement le secteur au sud de laraffinerie de Lévis, le contournement de Sainte-Eulalie, le tronçon entreDrummondville et Saint-Hyacinthe où l’utilisation partielle de l’emprised’ESSO a été considérée et le secteur du Boisé de Verchères où des options decontournement sont présentées. Toutes ces options seront étudiées par lesautorités gouvernementales et réglementaires avant que le tracé définitif soitretenu. La population en général, mais plus particulièrement les propriétairesconcernés pourront éventuellement faire connaître leur point de vue sur leprojet dans son ensemble ».

L’étude d’impact comprend également une étude de risques technologiquesassociés à l’exploitation d’un ouvrage comme le futur pipeline souterrain. Deplus, un plan de mesures d’urgence préliminaire a été préparé.

Le document fait aussi référence aux autres modes de transport qui sontactuellement utilisés et explique les contraintes reliées à chacun de ceux-cidans l’éventualité où le pipeline ne serait pas retenu pour effectuer letransport des produits pétroliers à destination de Montréal.

« L’étude vient confirmer nos affirmations à l’effet que le pipeline estl’un des moyens les plus sûrs et les plus efficaces pour le transport d’unegrande quantité d’hydrocarbures. Il permettrait, comme nous l’avons toujoursmentionné, de déplacer sans interruption et en toute sécurité des produits deLévis à Montréal-Est. Au cours des mois qui viennent, nous continuerons d’agiravec ouverture et transparence dans ce dossier et nous poursuivrons nosactivités d’information auprès du public afin qu’il soit pleinement au faitdes enjeux de ce projet », a conclu monsieur Bergeron.

A propos d’Ultramar
Ultramar Ltée, une filiale de Valero Energy Corporation (symbole VLO à labourse de New York), possède et exploite une raffinerie dont la capacité deproduction actuelle est de 215 000 barils de pétrole par jour à Lévis(Saint-Romuald), près de Québec. Elle commercialise de l’essence et ducarburant diesel par l’entremise d’un réseau d’environ 1 000 points de venteau détail et 90 postes d’approvisionnement par carte, en plus de vendre dumazout domestique à quelque 160 000 clients. Ultramar, dont le siège socialest situé à Montréal, emploie plus de 3 600 personnes. Ses réseaux deraffinage, de distribution et de vente au détail contribuent au maintien deplus de 10 000 emplois, ce qui en fait l’un des plus grands employeurs del’Est du Canada. Pour plus de renseignements sur Ultramar, visitez le siteInternet de la Société à l’adresse http://www.ultramar.ca.

Commentaires