Rabaska : l’UPA déçue de l’attitude du gouvernement

Longueuil (Québec), 5 octobre 2007 – L’Union des producteurs agricoles (UPA) est déçue de l’attitude du gouvernement du Québec qui a annoncé qu’il dessaisissait la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) du dossier Rabaska.

« Personne ne remet en question le droit du gouvernement de prendre les décisions qu’il juge appropriées au regard de sa politique énergétique. Ainsi, sans juger de la pertinence du projet Rabaska, il reste que la décision d’hier constitue un précédent qui nous inquiète au plus haut point », a déclaré Mme Martine Mercier, première vice-présidente de l’UPA.

Pour l’Union, le gouvernement du Québec n’a pas fait la démonstration qu’il lui était impossible de respecter les règles du jeu et que le projet Rabaska se voyait compromis s’il laissait à la CPTAQ le soin de faire son travail convenablement. « Le gouvernement a plutôt démontré, comme ce fut le cas pour le prolongement de l’autoroute 30 sur la rive-sud de Montréal, que la protection du territoire agricole était un enjeu de moindre importance », a continué Mme Mercier.

La décision gouvernementale d’hier est d’autant plus regrettable que la CPTAQ remplit des fonctions essentielles à un développement durable et cohérent du territoire québécois, à savoir la recherche constante du tracé de moindre impact sur le territoire agricole ainsi que la promotion de mesures d’atténuation permettant le maintien du dynamisme de l’activité agricole et forestière au Québec. Ce faisant, le gouvernement se prive de l’expertise essentielle de la Commission en ces matières.

Par ailleurs, l’UPA précise que l’entente de juillet dernier entre Rabaska et le Syndicat de l’UPA de Kennedy, qui stipule qu’au moins une partie du territoire agricole concerné conserverait sa vocation agricole actuelle, ne doit pas être considérée comme un appui formel au projet. Comme le préconise généralement l’UPA dans ce genre de projets (Ultramar, Cacouna, etc.), l’entente balise plutôt la portée du dézonage escompté, et ce, à la condition que les instances gouvernementales appropriées, dont la CPTAQ, estimaient que ce territoire agricole était essentiel au développement industriel de la Ville de Lévis.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ)
http://www.cptaq.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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