Réaction de l’UPA à la nomination de Laurent Lessard

Longueuil (Québec), 19 avril 2007 – L’Union des producteurs agricoles (UPA) accueille avec optimisme la nomination de Laurent Lessard à titre de ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. L’Union salue du même coup la contribution d’Yvon Vallières qui, ces deux dernières années, a démontré son engagement profond envers la cause des producteurs agricoles et celle du secteur agroalimentaire dans son ensemble. M. Vallières a su transmettre, de façon crédible et passionnée, le point de vue du milieu au sein du précédent gouvernement.

« L’UPA voit de façon positive la nomination de M. Lessard qui, lors de son bref passage à l’Agriculture, nous a témoigné son soutien dans des dossiers hautement stratégiques comme la taxation foncière et les négociations à l’OMC. Nous le croyons en mesure de s’attaquer rapidement aux grands défis du monde agricole et lui offrons, à cet égard, notre pleine et entière collaboration », a déclaré le président général de l’UPA, M. Laurent Pellerin.

Lors de son passage à l’UPA en mars dernier, le premier ministre Jean Charest a témoigné de l’importance que lui et son parti accordaient à l’agriculture, à la forêt et surtout aux hommes et aux femmes qui en vivent. « Il est clair que l’agriculture sera un dossier prioritaire pour le prochain gouvernement. Il faut partager une lecture commune des problématiques et privilégier des solutions qui permettront d’assurer la pérennité de l’agriculture. Comme premier ministre, j’ai l’intention de m’impliquer personnellement dans leur mise en place, car elles interpelleront l’ensemble du gouvernement », disait alors M. Charest.

« Nous espérons que les propos de M. Charest, que nous partageons, se traduiront à très court terme par des gestes concrets ainsi que par des résultats mesurables sur la qualité de vie des producteurs qui, dans une grande proportion, traversent une période très difficile », a indiqué aujourd’hui M. Pellerin.

Dans cet esprit, tel qu’il s’y est engagé, le gouvernement du Québec doit convenir avec l’UPA d’un agenda permettant le renouvellement de la convention de La Financière agricole du Québec (FADQ) pour un autre cycle de sept ans à compter de 2009 et lui attribuer une enveloppe budgétaire bonifiée à la hauteur de ses besoins, surtout dans le contexte actuel.

Cette aide additionnelle serait grandement facilitée dans la mesure où le gouvernement du Québec intensifierait, auprès du gouvernement fédéral, ses représentations dans l’actuel processus de renouvellement du Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA) et, surtout, de la révision afférente du Programme canadien de stabilisation du revenu agricole (PCSRA). « Le gouvernement du Québec doit, à cet égard, réclamer pour le Québec sa juste part du budget fédéral consacré au CSA », a ajouté le président général de l’UPA.

Défis du monde agricole
D’autres défis requièrent l’attention du gouvernement du Québec : la mise en place, dans le cadre des négociations à l’OMC, d’une stratégie commune pour expliquer et promouvoir le point de vue des producteurs québécois sur les scènes canadienne et internationale au regard, notamment, de la souveraineté alimentaire et d’un statut de même nature que l’exception culturelle à l’UNESCO; le suivi des travaux de l’actuelle Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois (CAAAQ); l’aide à plusieurs secteurs en difficulté, incluant l’élaboration d’un plan de relance de la filière porcine; la bonification des mesures fiscales actuelles pour favoriser l’établissement de la relève agricole; la valorisation des produits locaux et régionaux; etc.

L’UPA espère aussi que la nouvelle ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, madame Line Beauchamp, favorisera l’approche amorcée par son prédécesseur, basée sur la concertation, l’atteinte de résultats concrets, la paix réglementaire et la responsabilisation des intervenants locaux. Cette démarche, qui a suscité l’enthousiasme l’année dernière lors du lancement du Plan d’action concerté sur l’agroenvironnement et la cohabitation harmonieuse 2007-2010 (interventions sur le terrain à l’échelle des petits bassins versants), s’avère des plus positives pour tous les intervenants concernés.

L’UPA salue également la nomination de Claude Béchard à titre de ministre des Ressources naturelles et de la Faune, avec qui la Fédération des producteurs de bois et l’Union travailleront à ce que la forêt privée occupe sa juste place dans la relance du secteur forestier. La question des énergies nouvelles, telles les éoliennes, fera aussi partie des discussions entre le nouveau ministre et l’UPA.

Par ailleurs, le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, disait en mars dernier lors de son passage à l’UPA : « Si on veut véritablement développer, ça prend d’abord une vision. Il faut arrêter de gérer l’agriculture et l’agroalimentaire comme des secteurs en décroissance. Ils sont des vecteurs importants de création de richesse en région. Partant de là, on va se donner des objectifs ambitieux certes, mais également les moyens pour les atteindre ». Quant au chef du Parti Québécois, André Boisclair, ce dernier indiquait ce qui suit : « Il faut travailler ensemble au développement du secteur et je peux vous assurer que je serai à vos côtés ».

Pour le président général de l’UPA, « les deux partis d’opposition se sont engagés, pendant la campagne électorale, à placer l’agriculture au coeur de leurs priorités. À cet égard, ils pourront compter sur notre appui dans tout dossier consolidant le rôle premier des producteurs dans l’occupation du territoire et le développement économique et durable des régions ». La recherche d’une juste rémunération de leur travail et la création d’outils leur permettant de continuer de nourrir la population québécoise en lui offrant des aliments de qualité à un coût abordable constituent également les bases de toute collaboration future.

À propos de l’Union des producteurs agricoles
L’Union des producteurs agricoles est une organisation syndicale professionnelle avec pignon sur rue dans chaque région du Québec. Y sont affiliés 155 syndicats de base regroupés en 16 fédérations régionales ainsi que 207 syndicats spécialisés appartenant à 21 secteurs de production.

La mission principale de l’UPA est de promouvoir, défendre et développer les intérêts professionnels, économiques, sociaux et moraux des 44 000 producteurs agricoles et, par son lien d’affiliation avec la Fédération des producteurs de bois, des 129 000 propriétaires de forêt privée.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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