Réaction de l’UPA à la reconduction de Laurent Lessard

Longueuil (Québec), 22 décembre 2008 – L’Union des producteurs agricoles (UPA) accueille positivement la reconduction de M. Laurent Lessard à titre de ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation. « M. Lessard possède une bonne connaissance des dossiers et des enjeux auxquels le monde agricole est confronté. Nous sommes confiants de pouvoir continuer de compter sur sa collaboration, comme cela a été le cas depuis sa nomination en 2007 », a déclaré le président général de l’UPA, M. Christian Lacasse.

Le temps presse en effet dans plusieurs dossiers agricoles et forestiers. Qu’il s’agisse de la redéfinition des mécanismes de la sécurité du revenu et de la convention sur La Financière agricole, du financement de l’abattoir Levinoff-Colbex, du soutien aux producteurs de bois de la forêt privée ou des agriculteurs victimes du nématode doré, les agriculteurs et producteurs de bois de toutes les régions du Québec s’attendent à des résultats à très court terme.

En matière de sécurité du revenu, à quatre mois seulement de l’échéance assignée au mandataire du gouvernement dans ce dossier, le gouvernement du Québec doit d’ores et déjà agir pour que se matérialise le plus vite possible l’engagement pris par le premier ministre durant la campagne électorale de mettre en place un comité d’orientation bipartite État/UPA.

Au regard de l’abattoir Levinoff-Colbex, quand les producteurs de bovins ont fait l’acquisition de l’entreprise, la ministre de l’Agriculture de l’époque avait pris l’engagement d’un soutien financier de 19 millions de dollars sous forme de subvention. Trois ans plus tard, la conversion en subvention de ce qui s’est avéré un prêt sans intérêt (bientôt à échéance) ne s’est toujours pas concrétisée. Les producteurs, rappelons-le, ont déjà eux-mêmes investi 36 millions de dollars dans la relance de cet abattoir. Il faut agir maintenant.

Du côté des producteurs de bois de la forêt privée, ces derniers encaissent depuis trois ans des pertes de revenu d’environ 60 %. Aucune des mesures prises jusqu’ici pour juguler la crise forestière ne leur a pourtant été adressée. Depuis trop longtemps, l’importance de la forêt privée est reléguée au second plan, dans l’ombre de la concurrence déloyale que leur livre l’industrie forestière, favorable à l’utilisation immédiate et à prix ridiculement bas de volumes de bois toujours plus au nord.

Quant à l’interminable dossier du Nématode doré, cela fait plus de deux ans que les producteurs de Saint-Amable regardent Québec et Ottawa se renvoyer la balle en attendant désespérément un règlement définitif à cette saga

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« Les agriculteurs et les producteurs de bois de toutes les régions du Québec ont suffisamment attendus. L’heure est à la résolution rapide de ces dossiers. Le temps est venu de se mettre à l’ouvrage, et vite », a ajouté le président général de l’UPA.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)
http://www.mapaq.gouv.qc.ca

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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