Réaction de l’UPA à l’adhésion du Québec au Cadre stratégique agricole fédéral

Longueuil (Québec), 10 octobre 2003 – « Si le nouveau Cadre stratégique agricole (CSA) permet aux agriculteurs et agricultrices du Québec de connaître enfin les règles du jeu du gouvernement fédéral en agriculture, on doit admettre qu’on est loin de l’enthousiasme qu’avait suscité l’annonce de l’élaboration d’une nouvelle politique agricole il y a deux ans. En fait, il s’agit là d’une oeuvre à parfaire que Québec et Ottawa viennent de signer ».

Telle est la réaction que le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA), M. Laurent Pellerin, a exprimé à la suite de la signature, hier, de l’accord de mise en oeuvre du nouveau Cadre stratégique agricole, qui tiendra lieu de politique balisant les interventions du fédéral pour les cinq prochaines années.

Ainsi, le président de l’UPA a fait remarquer que les gains dans cette nouvelle entente ont été obtenus « à l’arraché », alors que six autres provinces avaient déjà signé avec Ottawa et qu’il y a actuellement des besoins très urgents dans un contexte particulièrement difficile pour nos agriculteurs et agricultrices.

« Nous aurons donc à nous assurer que, dans les modalités de l’entente, les outils que nous nous sommes donnés au Québec, au fil du temps, seront respectés, ce qui s’avère être pour nous une préoccupation d’importance », de poursuivre M. Pellerin. À cet effet, l’entente devrait laisser place à l’arrimage entre le CSA et les programmes de gestion des risques administrés par La Financière agricole du Québec. « Souhaitons que la flexibilité annoncée par les ministres permettra de mettre en oeuvre des programmes répondant adéquatement aux besoins du monde agricole », de déclarer le président de l’UPA.

Si le CSA demeure une « oeuvre à parfaire », c’est qu’il ne répond pas aux besoins en cas de chute de prix sur une longue période, comme en production céréalière, et encore moins en cas de crise, telle la saga de la vache folle. « Il faudra encore se rendre à Ottawa pour quémander à la pièce des mesures d’urgence », de déplorer le président de l’Union.

Par ailleurs, il est intéressant de souligner l’injection de près de 89 millions sur cinq ans dans les domaines relatifs à la salubrité/qualité des aliments, à la science et à l’innovation, à l’environnement et au « renouveau » (services-conseils, réseaux de veille, formation, etc.). Du même souffle, il faut déplorer que ces quelque 18 millions par année, une fois ventilés, représentent relativement peu, compte tenu des besoins et des défis considérables liés à chacun de ces domaines. Le Québec devra donc y ajouter sa juste part.

Selon M. Pellerin, la signature de l’accord n’est pas une fin en soi mais un commencement : la vigilance est toujours de mise et les revendications doivent se poursuivre pour bonifier cette politique, car les producteurs et les productrices agricoles n’entendent pas lâcher prise là-dessus.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Cadre stratégique pour l’agriculture (CSA)
http://www.agr.gc.ca/canadaentete/

Union des producteurs agricoles (UPA)
http://www.upa.qc.ca/

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