Récession ou pas, le prix des terres augmente

La lente reprise économique aux États-Unis ne freine en rien la croissance de la valeur des terres agricoles.

Au cours des derniers mois, des transactions exceptionnelles dépassant les 10 000 $ l’acre ont été observées alors même que l’immobilier résidentiel et commercial est en recul, rapporte l’économiste de l’Université Purdue, Mike Boehlje.

D’après les données publiées dans une étude de l’Université Purdue, entre l’an 2000 et juin 2010, le prix moyen des bonnes terres agricoles en Indiana est passé de 2 300 $ à 4 400 $ l’acre. La croissance a été encore plus accentuée au cours des derniers mois.

Ces prix élevés sont payés par des agriculteurs et non par des investisseurs ou des développeurs, indique Mike Boehlje.

Les bons revenus que génèrent actuellement ces terres, ainsi que les taux d’intérêt très bas, seraient les principaux facteurs stimulant la hausse. De plus, tout indique que ces deux facteurs s’appliqueront encore dans un avenir prochain.

Dans ce contexte, la demande pour les terres agricoles est forte, tandis que peu de terres deviennent disponibles sur le marché.

Les terres agricoles sont vues comme un actif sûr, une protection contre l’inflation et une source de revenus. Comme la demande mondiale de céréales et d’oléagineux semble croître plus rapidement que l’offre, la rentabilité des champs pourrait continuer de s’accroître, ce qui rend attrayants les investissements dans les fonds de terre.

Les économistes de Purdue donnent l’exemple du maïs pour la production d’éthanol et du soya destiné à la Chine. Entre 2005 et 2010, les superficies nécessaires pour répondre à ces deux marchés sont passées de 16 à 41 millions d’acres.

Le coût de la location des terres ne semble pas suivre celui de l’achat des terres. Une enquête de l’Université Purdue révèle qu’en juin 2010, en Indiana, une acre de bonne terre agricole se vendait 4 419 $, alors que le loyer moyen s’établissait à 161 $ de l’acre. Cela signifie que les acheteurs sont prêts à payer un prix 27 fois plus élevé que le revenu annuel de la location.

En 2000, les terres en Indiana se vendaient 20 fois le prix d’une location annuelle. En 1986, c’était 12 fois le prix d’une location annuelle.

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