Régions distinctes

D’une région québécoise à l’autre, le portrait financier des fermes varie considérablement.

C’est en Montérégie que l’on retrouve l’actif par ferme le plus élevé au Québec, soit 1,9 M$ comparativement à la moyenne provinciale de 1,59 M$. Elle est suivie par le Centre-du-Québec (1,8 M$) puis par la région de Lanaudière (1,7 M$). Ce sont là les seules régions dont les actifs sont supérieurs à la moyenne québécoise.

Seules l’Outaouais et l’Abitibi-Témiscamingue possèdent des actifs sous le million de dollars.

Ces différences s’expliquent notamment par le prix des terres qui varient d’une région à l’autre, atteignant des sommets dans les zones plus près des grands centres. Elles s’expliquent également par l’augmentation de la consolidation des entreprises ou par le type de production que l’on y retrouve. Ainsi, c’est dans la région de Lanaudière que l’on retrouve la plus grande concentration de fermes avicoles alors que l’Abitibi-Témiscamingue accueille une plus grande part des élevages de bovins.

L’actif moyen d’une ferme avicole est de 4,8 M$, celui d’une ferme laitière est de 2,6 M$ et celui d’une ferme bovine se situe sous le million de dollars avec 763 000 $.

Globalement, l’actif des fermes de la province a connu une hausse de 49 % depuis une décennie. Il était de 1,07 M$ en 2001, rapporte le Bioclips de l’actualité bioalimentaire.

Le passif moyen des entreprises agricoles québécoises a atteint 436 000$, ce qui équivaut à 1,37 $ par dollar de revenu brut. Au Canada, ce passif atteint 1,05 $ par dollar de revenu brut. Seules les fermes du Manitoba, de la Saskatchwan et de l’Alberta possèdent un passif sous la moyenne nationale.

Ces chiffres, dévoilés par Statistiques Canada dans une publication intitulée «Enquête financière sur les fermes » datent de la fin de 2010.

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