Repenser la gestion des résidus

Les résidus de culture de maïs-grain procurent plusieurs bienfaits agronomiques, mais quand ils sont très abondants, peut-il être avantageux d’en récolter une partie pour les valoriser? C’est à cette question qu’ont tenté de répondre des chercheurs de DuPont Pioneer et DuPont Industrial Biosciences aux États-Unis.

Avec la croissance des rendements vient une augmentation du volume de résidus. Dans certains cas, cette abondance devient problématique et les producteurs ont recours à des pratiques comme hacher les résidus au battage, ou les enfouir partiellement lors d’une opération de travail du sol. Si on pouvait retirer une partie des résidus pour les valoriser – en s’en servant pour la production d’éthanol cellulosique par exemple – le producteur pourrait s’en trouver gagnant.

« Dans les champs où retirer une partie des résidus est une option, un programme durable de récolte de résidus offre de la valeur au producteur, sans impact négatif sur la santé et la productivité du sol », a conclu Andy Heggenstaller, directeur de recherche agronomique en production d’éthanol chez DuPont Pioneer.

Pour décider si un champ est un candidat à la récolte partielle des résidus des plants de maïs, il faut considérer son niveau de productivité, les pratiques de régie de culture et le potentiel d’érosion du sol.

Dans certains champs hautement productifs, la quantité de résidus peut être carrément trop élevée, en raison des rendements élevés, des tiges de meilleure qualité et du travail du sol réduit.

Les champs qui se prêtent le mieux à une récolte partielle des résidus seraient ceux qui sont relativement plats, en maïs en continu et très productifs. Dans ces champs, la quantité de résidus dépasse le minimum requis pour maintenir la santé et la productivité du sol.

L’option d’une récolte partielle des résidus de maïs peut sembler particulièrement intéressante aux producteurs qui ont commenté à hacher leurs résidus, ou qui ont recommencé à travailler le sol en réponse à la surabondance de résidus.

Aux yeux de plusieurs producteurs, le prélèvement des résidus équivaut à retirer de la matière organique et des nutriments du champ. Les résidus servent aussi à couvrir le sol et prévenir l’érosion et la battance par la pluie.

Par contre, un prélèvement partiel des résidus de maïs pourrait avoir les avantages suivants :
– accélération du réchauffement du sol au printemps
– meilleure levée de la culture l’année suivante
– réduction de la pression des maladies
– plus d’options pour les rotations
– moins de travail de sol destiné à gérer les résidus

Source : Pioneer

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