Rémy Trudel s’insurge contre l’indifférence du fédéral envers les communautés maritimes

Sept-Îles (Québec), 2 février 2001 – À l’occasion de son passage en Côte-Nord, accompagné du député de Duplessis, monsieur Normand Duguay et du député de Saguenay, monsieur Gabriel-Yvan Gagnon, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, monsieur Rémy Trudel, s’est insurgé contre l’indifférence du gouvernement fédéral envers les communautés maritimes du Québec.

Dans le cadre des pourparlers précédant le dépôt du plan de gestion de la crevette du Nord, il réclame, pour la saison de pêche 2001, une allocation de 6 000 tonnes de crevettes du Nord afin de réparer l’injustice flagrante commise envers l’industrie québécoise des pêches l’an dernier.

S’en prenant à l’absence de transparence dans les règles d’allocation de la ressource, le ministre Trudel a déclaré que le Québec et son industrie des pêches sont très inquiets du sort qui leur sera réservé pour la prochaine saison de pêche, en raison, notamment, du retard dans la révision de la Politique des pêches de l’Atlantique, devant étudier les mécanismes d’allocation de la ressource. Leur appréhension tient principalement au fait que les principes généralement reconnus d’allocation, basés sur l’historique de pêche et l’adjacence des zones d’exploitation, ont été complètement ignorés l’an dernier. En effet, l’Île-du-Prince-Édouard, qui n’a aucun historique de pêche à la crevette du Nord et qui est située à des kilomètres de cette ressource, s’est vu attribuer 1 500 tonnes de crevettes du Nord. Rappelons que tous les partenaires de l’industrie québécoise avaient fait consensus autour d’une demande commune de 3 000 tonnes, initiative soutenue par une résolution unanime de l’Assemblée nationale et qui a été totalement ignorée par le gouvernement fédéral.

Dans ce contexte, le Québec s’attend à ce que, pour la présente saison de pêche, son industrie bénéficie, de rien de moins, que d’une allocation de 6 000 tonnes de crevettes du Nord, représentant un pourcentage bien en deçà de sa part historique. « Le bien-être économique des communautés maritimes dépend de l’octroi de quotas de crevettes du Nord qui devraient naturellement être attribués aux régions maritimes du Québec » a précisé le ministre Trudel.

Et que dire du flétan noir dont les règles de partage arbitraires définies par le gouvernement fédéral privent, depuis 1995, les pêcheurs côtiers dépendants du poisson de fond de la Côte-Nord et de la Gaspésie de milliers de tonnes de cette ressource au bénéfice de ceux de Terre-Neuve. Le ministre fédéral devrait annoncer sous peu une révision de ces règles. « Nous en avons parlé à plusieurs occasions et nous ne pourrons accepter une décision qui ne rendra pas justice aux pêcheurs québécois. Il doit confirmer l’historique de 95 % de l’allocation attribuée à la flottille côtière du Golfe » d’indiquer le ministre Trudel.

Rappelons que lors du banquet de clôture du dernier congrès de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche (AQIP), le 25 janvier dernier, le ministre Trudel a rappelé au nouveau député fédéral de la circonscription de Bonaventure-Gaspé-Îles-de-la-Madeleine-Pabok, monsieur Georges Farrah, qu’il doit défendre les intérêts du Québec auprès du gouvernement fédéral. « De la crevette pour le Québec » a-t-il martelé à plusieurs reprises au cours de la soirée.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Commentaires