Toujours pas d’entente sur l’ALENA

Il y a peu de chances de voir se conclure une entente sur l’ALENA d’ici le 17 mai en raison des nombreux différends entre les trois pays. Les discussions sont interrompues depuis une semaine et malgré un appel entre le premier ministre Justin Trudeau et le président américain Donald Trump.

Autant les États-Unis que le Mexique et le Canada ont cité les règles concernant l’origine des pièces automobiles comme pierre d’achoppement. La clause de retrait demandée par les États-Unis, renouvelable à tous les cinq ans, ainsi que les règlements sur le travail et les conflits commerciaux sont des sujets litigieux mentionnés par les négociateurs. Contrairement à ce qui avait été mentionné en début de négociation, il semble que le système de gestion de l’offre du Canada dans le secteur agricole ne soit pas sur la table.

Selon le Wall Street Journal, cela ne signifie pas pour autant la fin des négociations. Une prolongation jusqu’au 1er juin pourrait être annoncée. La date coïncide avec l’entrée en vigueur de nouveaux tarifs douaniers sur l’aluminium importé du Canada et du Mexique. Ce délai permettrait de ratifier un nouvel accord d’ici la fin de l’année par le Congrès américain, dont les séances seront écourtées cette année par les élections de mi-mandat qui auront lieu en novembre. L’entente suivrait un parcours accéléré en passant moins de temps chez les élus et en étant ratifié ensuite par le président.

Le journal new-yorkais mentionne aussi deux autres scénarios. Les négociations qui ont eu du mal à décoller depuis l’an dernier pourraient se poursuivre encore l’an prochain, un scénario favorisé en cette année d’élection. Donald Trump pourrait aussi décider d’aller de l’avant avec ses menaces en se retirant de l’accord. Le président a encore vendredi dernier qualifié de catastrophe l’ALENA. Dans ce dernier cas, les États-Unis auraient six mois pour se retirer, mais l’administration américaine aurait à faire face à la grogne des États bénéficiant de l’accord, dont des États agricoles.

Sources: Wall Street Journal, AgCanada

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