Étude sur les conditions de stockage du fumier

Ottawa (Ontario), mars 2003 – En Ontario, les agriculteurs doivent gérer des demandes qui semblent les tirer dans des directions opposées.

D’une part, les agriculteurs subissent une pression pour maximiser les cultures agricoles dans un monde où la concurrence ne cesse de croître; d’autre part, ils doivent réduire au minimum le déplacement d’éventuels contaminants dans le fumier, des champs aux sources d’eau.

À l’ère d’une sensibilisation accrue en matière d’environnement, les agriculteurs sont conscients de l’importance d’une eau douce propre pour la population.

Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) aide les agriculteurs à atteindre l’objectif environnemental, qui consiste à protéger et à entretenir les réserves d’eau douce, ainsi qu’à satisfaire aux demandes croissantes liées aux cultures agricoles.

Des équipes de recherches nationales d’AAC travaillent assidûment pour tenter de recenser et d’étudier les contaminants biologiques et chimiques contenus dans le fumier, et de trouver des manières de les éliminer.

Au Centre de recherches du Sud sur la phytoprotection et les aliments, à London en Ontario, une équipe de recherche d’AAC s’est penchée sur les conditions de stockage du fumier puisque ces dernières favorisent la persistance des contaminants biologiques et chimiques dans le fumier.

Dirigée par M. Ed Topp, l’équipe a mis au point une technique relativement simple qui consiste à ajouter de l’air au fumier stocké, puis à l’agiter. L’épandage de ce fumier liquide aéré réduirait au minimum les risques pour l’environnement.

« En bref, l’ajout d’oxygène favorise la purification du fumier humide avant qu’il soit épandu sur les champs, explique M. Topp, un microbiologiste des sols. Nos études révèlent que la persistance de certaines bactéries et de composés bioactifs dans le fumier est nettement moindre lorsque ce fumier est aéré. »

De nombreux facteurs interdépendants influent sur la qualité des eaux de ruissellement et de drainage des champs amendés par fumure. Mais de façon générale, les biosolides humides se dissipent complètement et rapidement dans divers types de sol à des niveaux de température et d’humidité variés.

Les recherches effectuées par l’équipe révèlent que les pratiques de gestion exemplaires pour injecter ou épandre le fumier préviennent les écoulements de surface et protègent l’eau contre les contaminants.

Les agriculteurs de l’Ontario s’attachent à renforcer le rôle de l’agriculture dans la préservation de l’environnement. Selon le volet environnement du Cadre stratégique pour l’agriculture, les agriculteurs auront l’occasion d’exercer une intendance encore meilleure. Une agriculture sans danger pour l’environnement se traduit par l’amélioration de la qualité de l’eau, des sols, de l’air et des habitats fauniques.

Les scientifiques fédéraux sont conscients que leurs recherches aideront les agriculteurs à réduire les risques pour l’environnement. Ils se sont fixé des objectifs afin de raffiner les techniques de détection, les méthodes de mesure et l’atténuation des impuretés provenant du fumier, comme les bactéries, les matières nutritives, les hormones et les métaux lourds.

Les chercheurs d’AAC à London abordent des questions environnementales qui touchent non seulement les agriculteurs, mais également tous les résidants de l’Ontario. Ils continuent d’examiner la persistance, le transport, l’incidence et l’élimination des contaminants microbiens et bactériens qui pourraient compromettre la qualité de l’eau à la surface et dans les sols.

Le Centre de recherches du Sud sur la phytoprotection et les aliments d’AAC, établi à London, est également présent dans les villes de Vineland, Delhi et Guelph. Le Centre est toujours aussi résolu à mener diverses recherches à l’intention de l’industrie agroalimentaire et des consommateurs.

La Journée mondiale de l’eau, le 22 mars, coïncide avec les célébrations qui proclament 2003 l’Année internationale de l’eau douce. Le thème de cette année, « De l’eau pour le futur », incite chacun à adopter des pratiques d’utilisation durable de l’eau au profit des générations futures.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agriculture Canada
http://Aceis.AGR.CA/

Centre de recherches du Sud sur la phytoprotection et les aliments
http://res.agr.ca/lond/pmrc/francais/pmrchome.html

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