Étude : Travail hors ferme des agriculteurs de 1991 à 2006

Ottawa (Ontario), 9 mars 2009 – Près de la moitié (48 %) des 327 055 exploitants de ferme de recensement du Canada en 2006 ont déclaré qu’ils travaillaient hors ferme, alors que cette proportion était de 44 % en 2001.

À mesure que le nombre d’exploitants diminuait, le nombre de ceux déclarant du travail hors ferme s’est accru. De 1991 à 2006, le nombre d’exploitants au Canada a décliné de 16 %, tandis que le nombre de ceux travaillant hors ferme a grimpé de 9 %.

La prédominance des exploitants travaillant hors ferme a progressé dans les fermes de toutes les tranches de taille exprimées en fonction du revenu brut. En 2001 comme en 2006, plus de 60 % des exploitants des fermes de recensement affichant des revenus bruts inférieurs à 10 000 $ étaient employés ailleurs.

Par contre, 25 % des exploitants de fermes ayant des revenus bruts supérieurs à 250 000 $ travaillaient hors ferme en 2006. Il s’agit d’une augmentation par rapport aux 19 % enregistrés en 2001.

Dans le cas des exploitants de petites et de grandes fermes, le capital humain et les caractéristiques de la ferme figuraient parmi les facteurs significatifs qui déterminaient si un exploitant travaillait ailleurs.

Ainsi, l’exploitant titulaire d’un grade universitaire était bien plus susceptible de travailler hors ferme que la moyenne des exploitants, de même qu’il était plus probable que les jeunes exploitants occupent un emploi hors ferme, tout comme les exploitants de sexe masculin comparativement aux exploitants de sexe féminin.

Les caractéristiques familiales ainsi que les caractéristiques communautaires et régionales étaient des facteurs considérablement plus importants pour les exploitants de petites fermes. Ainsi, les exploitants qui vivaient dans des collectivités ayant enregistré une croissance rapide de l’emploi de 1991 à 2001 étaient proportionnellement plus nombreux à travailler hors ferme.

Contrairement aux attentes, la proximité de centres urbains n’était pas liée à la probabilité que l’exploitant travaille hors ferme. Le rendement des marchés du travail ruraux est donc un facteur important du bien-être économique des exploitants de ferme.

Parmi les autres facteurs afférents au travail hors ferme, on retrouve le type de ferme et la forme juridique. Les exploitants de ferme laitière étaient considérablement moins susceptibles de déclarer du travail hors ferme, comparativement à ceux de toute autre exploitation agricole. Il était plus probable que les exploitants de fermes non constituées en société et de fermes comptant plus de un exploitant travaillent hors ferme.

Note au lecteurs: Cette étude s’appuie sur des données du Recensement de l’agriculture de 2006. Les interrelations ont été estimées à l’aide des données de la base de données du couplage agriculture-population de 2001 et en les combinant avec des données communautaires provenant du Recensement de la population de 2001.

La base de données du couplage agriculture-population de 2006 a été diffusée en décembre 2008 et n’était pas accessible lorsque cette étude a été préparée.

Les fermes mentionnées dans le présent communiqué sont des fermes de recensement et on y réfère comme toutes exploitations qui produisent des produits agricoles destinés à la vente, peu importe la taille. L’exploitant est une personne qui exploite une ferme et qui participe aux décisions quotidiennes relatives à sa ferme.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/francais/search/index_f.htm

Commentaires