Étude : Travailleurs ruraux et urbains en situation de faible revenu

Ottawa (Ontario), 14 janvier 2008 – Selon une nouvelle étude, une proportion presque identique de travailleurs canadiens des régions rurales que des régions urbaines vivaient dans des ménages à faible revenu en 2003.

Par ailleurs, l’étude a permis de découvrir que les travailleurs ruraux à faible revenu n’étaient pas dans une situation plus difficile que leurs homologues urbains, étant donné que l’«ampleur» du faible revenu était semblable pour les uns comme pour les autres. Pour l’un et l’autre groupe, le revenu familial était d’environ 30 % inférieur au seuil de faible revenu.

Cependant, selon les résultats de l’étude, les travailleurs ruraux et urbains à faible revenu présentaient des profils sensiblement différents, et certains facteurs associés au faible revenu étaient propres à l’endroit où les Canadiens vivaient.

L’étude, qui a été publiée aujourd’hui dans la collection Bulletin d’analyse : régions rurales et petites villes du Canada, a permis d’établir que 8,6 % des travailleurs des régions rurales vivaient dans un ménage à faible revenu, ce qui est tout juste supérieur au pourcentage de 7,8 % observé chez les travailleurs des centres urbains.

Un travailleur à faible revenu est une personne qui a travaillé au cours de l’année ayant précédé l’étude et qui vivait dans un ménage à faible revenu. L’étude est fondée sur les données de 2003 de l’Enquête sur la dynamique du travail et du revenu.

Aussi bien dans les régions rurales que dans les régions urbaines, le principal facteur expliquant le faible revenu du ménage était que le travailleur était le seul soutien économique du ménage.

On évoque, dans l’étude, les trois principaux changements de situation qui ont permis à des travailleurs ruraux de se sortir de la situation de faible revenu. Dans 38 % des cas, il y a eu un changement du revenu d’emploi d’un autre membre du ménage (c.-à-d. que d’autres soutiens économiques de la famille ont obtenu un meilleur salaire ou ont travaillé un plus grand nombre d’heures). Dans 35 % des cas, la personne a été capable de gagner davantage d’argent pendant l’année. Dans 27 % des cas, la taille du ménage a changé : soit le nombre de personnes qui étaient soutenues par le revenu disponible a diminué, soit un autre soutien économique s’est joint au ménage.

L’étude a révélé que les travailleurs ruraux appartenant à des ménages à faible revenu étaient plus âgés que les travailleurs urbains et plus enclins de vivre dans des familles à deux revenus avec des enfants. En outre, ils étaient également plus susceptibles d’être travailleurs autonomes.

On a également constaté des différences régionales. Les travailleurs ruraux étaient plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu s’ils vivaient en Alberta ou s’ils travaillaient dans une industrie du secteur primaire. Par ailleurs, les travailleurs urbains étaient plus susceptibles de se trouver en situation de faible revenu s’ils vivaient en Colombie-Britannique, ou s’ils étaient jeunes, s’ils n’avaient pas terminé leurs études secondaires ou s’ils travaillaient pour une entreprise de taille moyenne.

Le fait d’être un travailleur appartenant à un ménage à faible revenu n’était pas une situation passagère. Entre 2000 et 2004, les travailleurs ruraux et urbains vivant dans des ménages à faible revenu ont passé environ la moitié de leur temps dans une situation de faible revenu. Environ 40 % ont vécu dans une situation de faible revenu persistante.

L’étude «Comparaison des travailleurs ruraux et urbains en situation de faible revenu» qui fait partie de la collection Bulletin d’analyse : régions rurales et petites villes du Canada, vol. 7, no 4 (21-006-XWF, gratuite), est maintenant accessible à partir du module Publications de notre site Web.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Statistiques Canada
http://www.statcan.ca/

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