« Un environnement à valoriser » déposent leur troisième bilan annuel

Québec (Québec), 28 novembre 2002 – Le bilan détaillé de la troisième année du plan d’action « Un environnement à valoriser » a été officiellement remis au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ). Le plan d’action du groupe de travail, présidé par Me Jules Brière, est le résultat d’un large consensus sur l’accélération du virage agroenvironnemental des fermes québécoises. Il vise à atteindre les objectifs convenus entre les divers partenaires provenant du monde agricole, des services à la production, des coopératives, des ordres professionnels, du monde municipal, des groupes environnementaux ainsi que du gouvernement.

Adopté lors du Rendez-vous des décideurs de l’agriculture et de l’agroalimentaire de mars 1999, ce plan prévoit notamment que, d’ici 2005, les quelque 20 000 fermes représentant près de 90 % des activités agricoles du Québec adopteront des pratiques agricoles davantage respectueuses de l’environnement. Les actions proposées touchent les domaines de l’entreposage et de la gestion des fumiers, de la gestion des fertilisants, de la conservation des sols, de la protection des cours d’eau en milieu agricole et de l’utilisation des pesticides.

Faits saillants 2001-2002

Ce troisième bilan annuel fait état de résultats intéressants en matière de pratiques respectueuses de l’environnement. Ainsi, un total de 1 110 ouvrages d’entreposage des fumiers ou de lisiers ont été réalisés en 2001-2002 pour des investissements privés et publics de près de 77 millions de dollars. Plus de 10 400 entreprises agricoles détenant 84 % des unités animales visées par la réglementation environnementale disposent donc aujourd’hui d’un entreposage conforme, incluant la quasi-totalité des entreprises du secteur porcin.

On estime aujourd’hui que la phytase est utilisée dans l’alimentation de plus de 80 % des porcs, de 30 % des volailles et de 10 % des poulets à griller et dindons, ce qui permet de réduire considérablement la teneur en phosphore des rejets de fumiers.

Par ailleurs, 7 000 plans agroenvironnementaux de fertilisation ont été produits ou mis à jour, ce qui représente le double de ceux réalisés l’an dernier.

L’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) a, quant à lui, réalisé 113 projets de recherche et de développement, dont plus de 85 % dans le domaine de l’agroenvironnement, en collaboration avec plus de 120 partenaires. Dans le cadre de la Stratégie phytosanitaire, 27 projets de transfert technologique ont été réalisés en cours d’année.

Les clubs-conseils en agroenvironnement ont pour leur part permis d’offrir des services-conseils à près de 5 000 producteurs et productrices agricoles membres, ce qui représente une augmentation de 23 %.

Soulignons enfin que les partenaires regroupés au sein du groupe de travail « Un environnement à valoriser » ont organisé de nombreuses activités de vulgarisation auprès des clientèles agricoles et des intervenants du milieu afin d’accélérer l’adoption par les agriculteurs et les agricultrices de pratiques plus respectueuses de l’environnement. « Un Phénix de l’environnement » a d’ailleurs été décerné, par le ministère de l’Environnement, à la Coopérative fédérée de Québec, à l’Union des producteurs agricoles, au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et à l’Ordre des agronomes du Québec pour la réalisation du document intitulé « Bonnes pratiques agroenvironnementales pour votre entreprise agricole ».

Rappelons que le groupe de travail « Un environnement à valoriser » est composé de représentants de l’Union des producteurs agricoles (UPA), de la Coopérative fédérée de Québec (CFQ), de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), de l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), du ministère des Affaires municipales (MAM), du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), du ministère de l’Environnement (MENV), de l’Ordre des agronomes du Québec (OAQ), de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), de l’Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière (AQINAC) et de l’Union québécoise pour la protection de la nature (UQCN).

Le bilan de l’an trois du groupe de travail « Un environnement à valoriser » est disponible sur le site Internet du MAPAQ.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA)

http://www.irda.qc.ca/

Ministère de l’agriculture des pêcheries et de l’alimentation du Québec (MAPAQ)

http://www.agr.gouv.qc.ca/

Union des producteurs agricoles (UPA)

http://www.upa.qc.ca/

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