Un grand cru 2000 attendu en France et une forte concurrence

Paris (France) – Les crus français 2000 seront exceptionnels grâce au beau temps sec qui a régné pendant la maturation du raisin, selon les coopératives de viticulteurs.

« Depuis le mois d’août, les conditions météo ont été extraordinaires pour la vigne », estime Denis Verdier, président de la Confédération des coopératives viticoles de France (CCVF) qui représente la moitié des viticulteurs du pays.

A la fin des vendanges, les vignerons goûtant les premières moutures prédisent des arômes pleins et équilibrés.

Une bonne année 2000 sera la bienvenue pour l’industrie viticole qui doit faire face à une concurrence grandissante des vins étrangers.

Les exportations de vins français ont augmenté régulièrement de 12 à 15% par an depuis 1997, mais cette belle courbe a tendance à s’aplanir. La part de marché de la France en Grande-Bretagne, par exemple, glisse de 35 à 30%.

« Jusqu’à présent, nos vins ont reçu un accueil euphorique, mais nous commençons à sentir la pénétration des vins étrangers », explique Patrick Dhuisme, directeur de la CCVF.

La forte hausse des prix des crus les plus appréciés a l’étranger, comme le Bordeaux, en est en partie responsable et les viticulteurs devront contrer cette baisse de faveur par des campagnes de promotion et des investissements en technologie.

Les coopératives pensent augmenter leurs investissements de 800 millions de FF cette année, soit une hausse de 30%.

Les campagnes de promotion seront principalement dirigées vers les pays d’Europe et les Etats-Unis. Les campagnes précédentes avaient mis l’accent sur des pays émergents, particulièrement en Asie, dont les économies restent fragiles et soumises à de fortes variations.

« Nous avons un peu négligé nos voisins », estime Jean-Francois Berger qui dirige le département vins et spiritueux du Centre français du commerce extérieur.

« Nous avons remarqué qu’il est de plus en plus difficile de regagner des parts de marché perdues », ajoute-t-il.

Pour combattre la concurrence, la CCVF veut stabiliser les prix des vins de table français et demander au Commissaire européen à l’agriculture de renforcer les règles d’étiquetage pour les vins européens de bas de gamme.

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