Un hiver doux mais chargé en vue

L’hiver est plus qu’à nos portes, malgré le mercure qui s’amuse ces temps-ci à déjouer les normales de saison. Qui dit décembre dit en effet froid, neige et prévisions pour la saison froide. Plusieurs organismes dont Environnement Canada et Météomédia ont annoncé leurs prévisions pour l’hiver 2020-2021.

Selon les estimations des météorologues, la saison froide sera marquée par du temps plus doux que les normales de saison, avec plusieurs tempêtes et précipitations. Le printemps pourrait être décalé, à l’image des printemps de 2018 et 2019. Comme l’indique Météomédia, la région de Québec pourrait connaitre de nombreuses tempêtes de neige tandis que dans le sud, les précipitations seraient plutôt un mélange de pluie, de neige et de verglas.

Prévisions probabilistes courantes de la température pour 1-3 mois

Premier constat, le phénomène climatique La Nina qui a peu d’effet habituellement sous nos latitudes aura un impact notable, qui se fait déjà sentir. Depuis l’automne, les eaux du Pacifique sont plus froides. Ce refroidissement créé des perturbations aux États-Unis, dont le temps chaud et sec des dernières semaines qui est remonté jusqu’ici. C’est ce qui explique le temps anormalement doux de novembre et de ce début de décembre. Toute la province devrait être affectée par le temps plus doux. Comme La Nina est prévu demeurer tout l’hiver, son effet se fera sentir durant toute la saison. Il se pourrait même qu’il se manifeste jusqu’au printemps. Le graphique d’Environnement Canada montre que cet effet sera également présent dans les provinces Atlantique.

Comme le Québec se situera entre les zones chaudes des États-Unis et celles plus froide du nord du pays, la province se situera dans la trajectoire des tempêtes. Les plus chanceux auront de la neige. Il est même question que des accumulations comme en 2007-2008 se répètent avec des totaux nettement au-dessus des normales. Les régions plus au sud auront pour leur part un cocktail de pluie, verglas, grésil et neige, ce qui risque d’être difficile pour les cultures perennes comme les prairies et les céréales d’automne. Les régions les plus au nord sont quasi assurées d’avoir de la neige en quantité, selon ce graphique d’Environnement Canada.

Le printemps risque aussi d’être difficile si la saison est décalée et que La Nina fasse encore sentir ses effets. Cela voudrait dire un printemps froid et pluvieux qui ralentirait le début de saison dans les champs. Si les précipitations sont abondantes, un risque d’inondation n’est pas non plus à exclure.

 

 

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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