Un premier chargement de pommes de terre canadiennes entre aux Etats-Unis

Maine (États-Unis), 1 mai 2001 – Un premier chargement de pommes de terre de l’Ile-du-Prince-Edouard est entré aux Etats-Unis, mardi, après avoir été examiné de près par des inspecteurs américains, mettant du même coup un terme à l’embargo décrété il y a six mois. Deux camions ont été autorisés à franchir la frontière du Nouveau-Brunswick et du Maine, moins de 12 heures après qu’ils y furent arrivés.

Toutefois, deux autres véhicules en provenance de l’Ile-du-Prince-Edouard sont demeurés sur place, au poste d’inspection, en attendant les résultats d’examens menés sur des pommes de terre jugées trop sales par les Américains pour être acceptables.

« Tout ce qu’ils ont dit c’est: “Vous ne passez pas avant que des examens n’aient été effectués” », a déclaré Kirk Lea, camionneur de Charlottetown, tandis qu’il attendait avec impatience de pouvoir reprendre possession de son véhicule.

« C’est tout ce que je sais. Mais j’ai cru comprendre que je pourrais demeurer coincé ici pendant encore 48 heures », a-t-il ajouté.

M. Lea s’est fait dire que des échantillons de pommes de terre avaient été envoyés par service de messagerie au département américain de l’Agriculture, au Maryland.

Alain Boucher, biologiste de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, a pour sa part estimé que le message lancé aux exportateurs de l’Ile-du-Prince-Edouard se voulait que leurs pommes de terre se doivent d’être aussi propres que possible.

« La frontière est ouverte aux pommes de terre qui répondent aux normes, ce qui veut dire bien nettoyées et propres », a déclaré M. Boucher.

Des inspecteurs américains ont passé au peigne fin le chargement de Blair Collicutt pendant plus d’une heure avant d’autoriser ce dernier à poursuivre son chemin en direction de Philadelphie, en Pennsylvanie.

« Si (elles) sont bien propres, nous n’aurons aucun problème, a déclaré M. Collicutt, d’O’Leary, sur l’Ile-du-Prince-Edouard, alors qu’il refermait le panneau arrière de son camion.

Hallie Pickhardt, porte-parole du département américain de l’Agriculture, a expliqué que celui-ci devait examiner de plus près certains types de pommes de terre, susceptibles de comporter de la terre contaminée dans de petits orifices.

La semaine dernière, Ottawa et Washington se sont entendus sur une série de conditions afin de rouvrir le marché américain aux pommes de terre de l’Ile-du-Prince-Edouard. Les Etats-Unis avaient fermé leur marché à celles-ci, le 31 octobre dernier, après que le gouvernement canadien eut mis en place des mesures pour enrayer la propagation d’un foyer de galle verruqueuse décelé dans un champ de la province.

Source : Presse Canadienne

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)

http://www.cfia-acia.agr.ca/

United States Department of Agriculture (USDA)

http://www.usda.gov/

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