Un satellite de la NASA au service de notre agriculture

Au cours des trois prochaines années, un nouveau satellite de la NASA (l’agence spatiale américaine) en orbite autour de la terre balayera des surfaces terrestres pour détecter les taux d’humidité dans la couche supérieure des sols.

L'une des stations de surveillance du sol d'AAC située dans la zone de Carman–Elm Creek, dans le Sud du Manitoba. PHOTO : AAC

L’une des stations de surveillance du sol d’AAC
située dans la zone de Carman–Elm Creek, dans
le Sud du Manitoba. PHOTO : AAC

Des chercheurs d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) utiliseront ces mesures d’humidité du sol pour nous aider à mieux comprendre les processus qui ont une incidence sur les conditions météorologiques et le climat, et, par conséquent, la production agricole.

Le 31 janvier 2015, la NASA a lancé le satellite SMAP (Soil Moisture Active Passive) à partir de la Californie. Cette mission visera à produire les cartes mondiales de l’humidité des sols, de la température et des cycles de gel et de dégel les plus exactes de la plus haute résolution jamais obtenues à partir de l’espace.

Ces renseignements s’avéreront particulièrement utiles pour le secteur agricole, car ils aideront à améliorer les prévisions météorologiques et les modèles de productivité des cultures, à surveiller les zones touchées par la sécheresse ou l’humidité excessive, et à améliorer les prévisions d’inondation.

La mission SMAP, dirigée par la NASA, est une collaboration à grande échelle réunissant des scientifiques des gouvernements et des universités aux États-Unis et au Canada. AAC, Environnement Canada et l’Agence spatiale canadienne sont des partenaires de la mission.

En 2012, une équipe d’AAC située à Ottawa et Winnipeg a mené une expérience de validation importante sur le terrain appelée SMAPVEX12.

« On a utilisé les mesures des sols et des plantes que nous avons recueillies dans la région de Portage La Prairie–Carman, dans le sud du Manitoba, pour étalonner et valider les modèles de traitement SMAP. Ces données sont maintenant accessibles aux chercheurs partout dans le monde », a expliqué Jarrett Powers, gestionnaire au Bureau de transfert de connaissances et de technologies d’AAC à Winnipeg.

Pendant la durée de la mission SMAP (au moins trois ans), AAC transmettra à la NASA les données du réseau de neuf stations de surveillance d’AAC au Manitoba et de cinq stations en Ontario installées sur des terres agricoles. Ces renseignements seront utilisés pour évaluer les données provenant du satellite et effectuer des essais de produits de cartographie de l’humidité du sol.

Source : Agriculture et Agroalimentaire Canada

à propos de l'auteur

La référence en nouvelles technologies agricoles au Québec.

Fondé en 1918, Le Bulletin des agriculteurs traite des tendances, des innovations et des dernières avancées en matière de cultures, d’élevages et de machinisme agricole dans le but de faire prospérer les entreprises agricoles d’ici.  

Commentaires