Une étude indique l’acceptation des cultures transgéniques par l’industrie

Toronto (Ontario), 7 novembre 2000 – Une étude effectuée récemment par Ipsos-Reid confirme ce que les producteurs ont connu cette année en livrant leurs récoltes au marché: chez tous les principaux transformateurs et compagnies de grain, les affaires continuent comme d’habitude.

Afin d’apporter des données réelles supplémentaires au marché alors que les producteurs planifient leur production pour l’an prochain, Ipsos-Reid (connu auparavant sous le nom de Groupe Angus Reid) a été chargé de faire une enquête auprès des principaux transformateurs, compagnies de grain et associations agricoles afin de connaître leur niveau d’acceptation des cultures transgéniques.

Conclusions de l’étude : Québec
Marché du soya
À l’exception des opportunités de créneaux pour le soya, les compagnies de grain n’offrent pas de primes pour le soya non-transgénique.

D’après les discussions avec les principales compagnies de grain au Québec. les constatations principales étaient les suivantes:

  • Les compagnies achètent actuellement et prévoient continuer à acheter le soya transgénique et le soya non-transgénique. A l’exception d’un petit créneau pour le soya non-transgénique et les cultivars à identité préservée, les compagnies de grain ne séparent pas le soya transgénique du non-transgénique (pour les soyas destinés à la transformation industrielle).
  • Comme dans le passé, des primes sont offertes pour les cultivars de soya à identité préservée; toutefois, les compagnies de grain n’offrent pas de primes pour le soya destiné à la transformation industrielle. Les principales raisons pour ceci sont:
    • les principaux marchés pour le soya provenant du Québec comprennent les acheteurs du pays, l’Europe, le Japon et les autres pays asiatiques. En dehors des opportunités de créneaux, ces acheteurs ne demandent pas du soya non-transgénique;
    • de plus, les compagnies de grain et les transformateurs vendent le soya transgénique sur le marché européen.

  • De plus, les compagnies de grain et les transformateurs ne prévoient pas acheter à rabais le soya transgénique.

Marché du maïs
Étant donné que la presque totalité de la production de maïs du Québec est destinée au marché de l’alimentation animale local et du nord-est des États-Unis, les compagnies de grain n’offrent pas de primes aux producteurs pour le maïs non-transgénique.

  • Actuellement, les compagnies de grain ne font pas et ne prévoient pas faire la ségrégation des hybrides de maïs. De plus, les compagnies de grain n’offrent pas de primes pour le maïs non-transgénique
  • La raison principale pour ceci est que la grande majorité du maïs du Québec est destinée au marché de l’alimentation animale local et du nord-est des États-Unis. Ces acheteurs acceptent tous les hybrides, y compris les hybrides transgéniques qui ne sont pas approuvés par l’Europe.

Conclusions de l’étude : Ontario
Marché du soya
Quoiqu’il y ait une certaine ségrégation des cultures, à l’exception des opportunités de créneaux, les compagnies de grain n’offrent pas de primes aux producteurs pour le soya non-transgénique.

D’après les discussions an octobre avec les principaux transformateurs et compagnies de grain en Ontario, les constatations principales étaient les suivantes :

  • Essentiellement toutes les compagnies acceptent les cultivars transgéniques et non-transgéniques.
  • Même si les stratégies des compagnies de grain diffèrent quant à la ségrégation des cultivars transgéniques et non-transgéniques, ces compagnies n’offrent pas de primes aux producteurs pour ces cultures. Le marché existant pour le soya à identité préservée et les petits créneaux pour le soya non-transgénique sont des exceptions à cette régie. Ce marché représente 15% de la production commerciale du soya de l’Ontario, et la plupart des primes varient de 0,25$ à 0,50$/boisseau.
  • À l’exception des opportunités de créneaux, les acheteurs n’offrent pas de primes aux producteurs pour les raisons suivantes :
    • en dehors des opportunités de créneaux, il n’y a pas de demande pour le soya non-transgénique de la part des acheteurs;
    • les compagnies de grain et les transformateurs vendent à l’Europe les cultivars de soya transgénique approuvés par l’UE;
    • à l’exception des créneaux, les acheteurs ne sont pas disposés à payer des primes pour les cultures non-transgéniques.

  • Enfin, certaines compagnies de grain, bien qu’elles ne fournissent pas de conseils directs aux producteurs, sont disposées à signer des contrats à terme au prix équivalent pour la récolte de l’an prochain, sans distinction entre les cultivars non-transgéniques et les cultivars transgéniques approuvés par l’UE.

Marché du maïs
Cette année, il semble qu’il y ait très peu de ségrégation des hybrides transgéniques approuvés par l’UE et les hybrides non-transgéniques, puisqu’il n’y a pas de primes offertes pour les hybrides non-transgéniques. Les hybrides qui n’ont pas été approuvés par I’UE sont acceptés par les meuneries qui peuvent écouler ce maïs sur les marchés locaux pour l’alimentation animale.

D’après les discussions avec les principaux transformateurs et compagnies de grains de l’Ontario, les constatations principales étaient les suivantes :

  • Dans l’ensemble, les compagnies de grain acceptent les hybrides non-transgéniques et les hybrides transgéniques approuvés par l’UE. Les hybrides transgéniques qui n’ont pas été approuvés sont acceptés sur une base plus restreinte par certaines meuneries qui fournissent des marchés locaux pour l’alimentation animale.
  • De plus, il n’y a pas de primes offertes pour les hybrides non-transgéniques, et il n’y a donc pas de ségrégation de ces hybrides.
  • Les compagnies de grain n’offrent pas de primes aux producteurs pour les hybrides non-transgéniques pour les raisons suivantes :
    • les acheteurs ne demandent pas des hybrides non-transgéniques;
    • une partie importante de la production de maïs est vendue pour l’alimentation animale où il n’y a pas de restrictions sur l’utilisation des hybrides transgéniques;
    • les acheteurs ne sont pas disposés à payer des primes pour des cultures non-transgéniques.

  • Enfin, les compagnies de grain et les transformateurs ne prévoient pas acheter à rabais le mais transgénique. Certaines compagnies de grain sont disposées, comme d’habitude, à signer des contrats à terme pour tous les hybrides de maïs livrables l’automne prochain.

Lignes directrices pour les producteurs
Étant donné la dynamique du marché, en plus d’être capable de commercialiser leurs récoltes, les producteurs devront évaluer les coûts de production, les exigences agronomiques et les bénéfices éventuels en planifiant leur production de l’an prochain.

Bien que le marché puisse être considéré comme étant très dynamique, les producteurs devront tenir compte des éléments suivants en planifiant leur production en 2001

Les principaux transformateurs et compagnies de grain ne prévoient pas faire la ségrégation ou payer des primes pour le maïs et le soya non-transgéniques. Comme dans le passé, certaines compagnies de grain offriront des primes pour le soya à identité préservée.

  • Encore une fois, à l’exception des opportunités de créneaux, les acheteurs de grain ne sont pas disposés à payer une prime pour le maïs ou le soya transgéniques. Par conséquent, si cette tendance se poursuit, des primes ne seront pas offertes aux producteurs.
  • Si les producteurs veulent produire et commercialiser une culture non-transgénique, ils devront assumer la responsabilité d’assurer la ségrégation des cultures selon les règles. De plus, rien ne porte à croire qu’il y a un marché pour justifier cet effort.
  • Il existe des marchés pour les hybrides de maïs qui n’ont pas été approuvés par l’UE, mais les producteurs devraient confirmer leurs livraisons anticipées auprès des meuneries locales.
  • En plus des perspectives commerciales, les producteurs devront tenir compte des coûts de production et des avantages agronomiques lors de leur planification pour 2001.

Objectif et méthodologie de l’étude
Dans le but de faire une mise a jour de l’étude de l’industrie qui a été effectué en octobre 1999, Ipsos-Reid (nommé auparavant le Groupe Angus Reid) a été chargé par Monsanto Canada inc. d’enquêter auprès des principales compagnies de grain, des transformateurs d’oléagineux et des associations de producteurs an Ontario et au Québec. L’objet principal de cette étude était de recueillir des données réelles relatives à l’acceptation du maïs et du soya transgéniques sur les marchés. Le présent rapport résume les principales conclusions de l’étude.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Ipsos Reid

http://www.Angusreid.com/

Monsanto

http://www.monsanto.com/

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