Ventes record en Asie depuis que la Chine est devenue le principal acheteur étranger de blé de l’Ouest Canadien

Winnipeg (Manitoba), 5 août 2004 – Les agriculteurs de l’Ouest canadien récoltent les bénéfices de l’essor économique chinois: le président directeur général de la CCB annonçait que sur la campagne 2003-04, c’était 1,8 million de tonnes de blé et plus de 350 000 tonnes d’orge qui étaient vendues à la Chine. Ces chiffres sont les plus importants jamais réalisés sur les dix dernières années par la CCB en Chine, expliquait Adrian Measner aux journalistes réunis à l’occasion de la conférence de presse annuelle de fin de campagne. Les campagnes agricoles de la CCB vont du 1er août au 31 juillet.

Les années à venir devraient voir ces fortes ventes à la Chine se poursuivre à mesure qu’augmente la consommation de blé et que les emblavures en blé diminuent. La Chine devrait importer entre 5 et 10 millions de tonnes de blé chaque année sur les dix ans à venir.

« La Chine est devenue très pointilleuse aussi du point de vue de la qualité de ce qu’elle importe, » ajoutait monsieur Measner, qui faisait remarquer que plus de la moitié du blé importé par la Chine sur la campagne 2003-04 était du blé de printemps de grade élevé, contre 20 pour 100 seulement il y a huit ans. « Compte-tenu de la qualité et de la régularité de la production de blé dans l’Ouest canadien, nous pouvons envisager d’amples opportunités d’accroissement de notre part du marché chinois sur les années à venir. »

Le marché domestique représente le principal acheteur de blé et d’orge de l’Ouest canadien; le Japon, les Philippines et le Mexique se rangent dans les cinq premiers. Le principal acheteur de blé dur de l’Ouest canadien, utilisé à la confection de couscous et de pâtes était l’Italie, suivie du Maroc, de l’Algérie et du Venézuela et du marché domestique. Les principaux acheteurs d’orge de brasserie étaient le secteur canadien de l’industrie du malt qui transforme l’orge en malt pour la fabrication de bière au Canada et pour l’exportation, ainsi que les États-Unis, la Chine, la Colombie et l’Afrique du Sud; l’Arabie saoudite et le Japon étaient les principaux acheteurs d’orge fourragère.

Après trois années de sécheresse consécutives, monsieur Measner pouvait anticiper une reprise du secteur agricole des Prairies avec une production cette année de 38 millions de tonnes (blé, blé dur et orge), soit le tonnage le plus élevé récupéré en 5 ans. Sur 2004-05, la CCB envisage d’exporter entre 17,5 et 18,5 millions de tonnes de grains.

Ken Ritter, président du conseil d’administration de la CCB à majorité contrôlé par des agriculteurs, profitait de l’occasion pour rappeler son opposition à la signature par le Canada du protocole d’entente à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l’agriculture. Ce document entraîne que les agriculteurs de l’Ouest canadien abandonnent les garanties du gouvernement; il laisse également envisager que pour la première fois, la formule de guichet unique de la CCB sera remise en cause à l’occasion de prochaines négociations.

« Ce n’est pas à nos principaux concurrents de nous imposer la façon dont nous devons commercialiser notre grain, » ajoutait Ken Ritter. « Les agriculteurs n’attendent rien de moins de leur gouvernement (Canada) qu’il fasse tout ce qu’il pourra pour garantir que leurs droits ne seront pas sacrifiés à l’occasion de ces discussions à l’OMC. »

Un enregistrement audio de la conférence de presse est disponible sur le site Web de la CCB: www.cwb.ca.

Contrôlée par les agriculteurs de l’Ouest canadien, la CCB est la plus importante agence de commercialisation de blé et d’orge dans le monde. L’un des principaux exportateurs du Canada, la CCB dont le siège est à Winnipeg (Manitoba) vend du grain dans plus de 70 pays à travers le monde et distribue l’intégralité du produit des ventes, moins les frais de mise en marché, aux producteurs de grain des Prairies.

Site(s) extérieur(s) cité(s) dans cet article :

Commission canadienne du blé
http://www.cwb.ca/

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