Anomalies observées dans les champs de maïs québécois

Voici des empreintes laissées par la sécheresse des derniers jours

Un manque d’eau sévère et des excès de chaleur marqués ont laissé une empreinte bien visible dans plusieurs champs de maïs québécois (pas tous heureusement). Des collaborateurs du Bulletin ont relevé certaines «particularités» qu’ils ont observées au cours des derniers jours.

Des traitements herbicides de post-levée ont été retardés par crainte de l’effet de la chaleur. Des vents insistants ont aussi réduit les fenêtres de traitement. Le rang avec le piquet orange est semé avec le même hybride que le rang à sa droite. L’effet du chénopode sur le développement du maïs est vraiment prononcé. (Source : G. Corno, Semences Pride)

 

Si les conditions météo des derniers jours ont affecté les plantes, certains insectes en ont au contraire bénéficié. Le ver fil-de-fer se montre plus présent cette année. (Source : G. Corno, Semences Pride)

 

On peut observer à certains endroits cet intrigant phénomène appelé yellow top. Les feuilles des plants subissant un «syndrome de croissance» s’enroulent très serrées. Quand ceux-ci retrouvent un rythme de croissance normal, des feuilles jaunes deviennent visibles dans le champ. Il s’agit de la feuille du milieu du plant, qui apparaît sans avoir vu le soleil. Elle verdira rapidement par la suite. (Source : A. DesRosiers, Pioneer)

 

Des symptômes de la punaise brune. L’insecte pique à travers les feuilles du cornet et relâche des enzymes dans sa salive, ce qui cause cette mauvaise croissance. Les plants restent courts. (Source : A. DesRosiers, Pioneer)

 

Un champ durement éprouvé par la sécheresse. (Source : A. DesRosiers, Pioneer)

 

à propos de l'auteur

Journaliste

André Piette

André Piette est un journaliste indépendant spécialisé en agriculture et en agroalimentaire.

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