Anomalies observées dans les champs de maïs québécois

Voici des empreintes laissées par la sécheresse des derniers jours

Un manque d’eau sévère et des excès de chaleur marqués ont laissé une empreinte bien visible dans plusieurs champs de maïs québécois. Des collaborateurs du Bulletin ont relevé certaines «particularités» qu’ils ont observées au cours des derniers jours.

Des plants au stade V6. En temps normal, une application d’azote serait de mise. Mais avec un manque d’eau et une croissance au ralenti, il semble plus judicieux d’attendre.

Application d’azote dans le maïs : patience

Dans les conditions actuelles, il est peut-être préférable d’attendre pour faire une application d’azote en post-levée dans le maïs

Dans certaines régions, les plants de maïs approchent du stade 6-8 feuilles, celui où il est normalement recommandé de faire cette application. Mais attention, appliquer de l’urée à la volée en ce moment, c’est un gros pensez-y bien, selon l'agronome Stéphane Myre.



Un pari gagné

La levée du soya semé dès la fin d’avril semble très bonne

Cette année, bon nombre de producteurs ont pris le risque de semer en avril. À quand remonte la dernière fois où l’on a semé du soya avec succès en avril?



Semis : un excès de vitesse peut coûter cher

Une vitesse excessive peut affecter l’uniformité du semis et de la levée

Le printemps est là et vous avez hâte de semer. Attention toutefois! Une spécialiste vous met en garde face à une vitesse de semis démesurée. Ne vous tirez pas dans le pied!



Ces jours-ci, Jean-François Riendeau remonte un semoir à semis direct usagé qu’il vient d’acheter. «Pas le choix, on n’avait rien pu labourer l’automne dernier», dit-il.

«Confiné» dans l’atelier

Pour jaser avec Jean-François Riendeau, c’est au téléphone que ça se passe. «Ou encore sur Facetime ou Messenger», précise ce producteur de grandes cultures bien connecté

Cette réclusion forcée n’entrave pas les préparatifs du producteur Jean-François Riendeau. Il a dû toutefois faire certains ajustements. Quand le moment sera venu de mettre en terre maïs, soya et orge de brasserie, il faudra que tout l’équipement soit fin prêt.


Un microbe qu’on aime

La bactérie responsable de la nodulation du soya tolère mal le froid. Certains composés permettent de la mettre quand même au travail

Cela fait un peu bizarre de parler de microbes dans le contexte actuel. Pourtant, tous ne nous font pas la vie dure et certains s’avèrent même de précieux alliés. Comme Rhyzobium, dont le Dr Don Smith, de l’Université McGill, a traité lors du Rendez-vous végétal 2020.

Le professeur Raj Khosla a aussi combiné la gestion par zones à l’utilisation d’un capteur de végétation, un équipement installé sur le tracteur qui détermine en continu la quantité d’azote à appliquer.

Pratiquer l’agriculture de précision sans échantillons de sol?

Le chercheur Raj Khosla propose une approche qui gère la «macro-variabilité» du champ et qui n’exige aucun échantillonnage de sol.

Le professeur-chercheur Raj Khosla a développé une approche de gestion par zones qui n’exige aucun échantillonnage de sol. Il en a fait la présentation dans le cadre du colloque sur l’agriculture de précision tenu par le CRAAQ le 4 mars dernier.