Gala Cérès 2016 : Claude Boire honoré

DSC_6480 presseChaque année, une personnalité est honorée pour sa contribution à l’agriculture du Québec lors du Gala Cérès. Cette année, c’est le président de Boire & Frères, Claude Boire, qui a reçu les honneurs le 13 janvier dernier à Saint-Hyacinthe. Boire et Frères est un joueur important dans l’aviculture du Québec avec ses 40% des parts du marché des poussins. Le Bulletin a profité de l’occasion pour discuter aviculture avec Claude Boire.

La gestion de l’offre est la garantie d’avenir du secteur, n’est-ce pas?

Les négociations, tout particulièrement dans le cadre du Partenariat transpacifique, auraient pu tourner très mal pour les aviculteurs. On s’en tire bien. Mais il faut poser d’autres gestes. On en a parlé beaucoup pour les substances laitières, mais il y a également beaucoup de volaille qui entre au Canada sans être comptabilisée comme telle. Si l’on en croit les rapports d’importation, toutes les poules de réforme des États-Unis sont livrées au Canada. Il y a trop de poulet qui est importé sous l’appellation de poule de réforme et cela fait très mal aux éleveurs d’ici. Il y a urgence, de bons contrôles s’imposent.

Au-delà des règles et contrôles commerciaux est-ce que nous sommes compétitifs?

Nos performances de production techniquement parlant se comparent très bien avec celles d’autres grandes zones de production. La différence en notre défaveur se situe au niveau des coûts. Si on se compare aux Américains et aux Brésiliens, nous ne sommes pas là.

Est-ce à cause du climat?

Oui, le climat, mais aussi les mesures environnementales, les charges sociales, les coûts de main-d’œuvre et la grosseur de notre marché. On a un petit marché face à celui des États-Unis. Mais, si on laisse aller, les Américains vont nous inonder et rapidement contrôler notre marché et faire mourir notre secteur avicole. Une fois détruit, ça ne se reconstruit pas. Donc, à court terme, il faut une surveillance sérieuse des frontières et voir si l’accord du Partenariat transpacifique sera ratifié.

Si le scénario est celui que vous voyez, l’avenir sera bon?

Les perspectives sont bonnes. La consommation globale de viande continue de diminuer, mais la volaille a la cote et la consommation d’œufs est en bonne croissance. Avec une telle réceptivité de la part des consommateurs, tout s’annonce bien.

Lire la suite de l’entrevue avec Claude Boire dans l’édition de février du Bulletin des agriculteurs.

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