Le 3e Sommet mondial des homologations mineures

Quatre organisations agricoles ont reçu, le 5 octobre, la visite de 100 participants du 3e Sommet mondial sur les homologations mineures (GMUS-3). Ces derniers en ont appris davantage sur la réalité de l’agriculture d’ici et ont pu voir certaines techniques et outils alternatifs aux pesticides en vogue au Québec.
Les Jardins Vinet, à Saint-Rémi, et la ferme Delfland, à Napierville, étaient les hôtes des visites terrain de l’avant-midi. La délégation a ensuite migré vers la ferme expérimentale de l’Acadie d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC), à Saint-Jean-sur-Richelieu, pour terminer leurs visites à l’Institut de recherche et de développement en agroalimentaire (IRDA).

Organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le GMUS-3 rassemblait des représentants de 35 pays. Ces délégués ont d’abord vécu quatre jours d’ateliers au Fairmont Queen Elizabeth, au centre-ville de Montréal. Les visites terrain dans les MRC des Jardins-de-Napierville, du Haut-Richelieu et de la Vallée-du-Richelieu ont clôturé leur semaine d’échange au Canada.
« Cet événement est une occasion de visibilité unique », affirme Anne Ammerlaan, coordonnatrice du Pôle d’excellence en lutte intégrée (PELI), coorganisateur de la portion terrain de la programmation du GMUS-3 2017.
Nos spécialistes se prononcent
Parmi les gens à prendre la parole, André Plante de l’Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ), a entretenu son auditoire sur les freins à l’exportation et les défis que pose la réglementation sur les résidus des pesticides. Jean-Bernard Van Winden, président de la Fondation laitue et Djamila Rekika, chargée de projets, ont parlé des cultivars développés en collaboration avec les entreprises de la région.
Hervé Van Der Heyden, chercheur principal en phytopathologie chez Phytodata, et Carl Dion Laplante, agronome conseiller au Consortium Prisme, ont assuré le volet technique de la journée. Ils ont expliqué le fonctionnement des capteurs de spores et des mouches stériles, deux technologies conçues à Sherrington et développées en collaboration avec les producteurs agricoles des Jardins-de-Napierville.
« Les producteurs maraîchers de notre région sont avant-gardistes. Ils se regroupent et s’associent avec des chercheurs et des experts afin de développer des outils alternatifs aux pesticides. Leur esprit novateur et leur volonté de collaboration constituent un modèle à suivre », assure Mme Ammerlaan.
Défis communs, solutions concertées
Organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Sommet mondial sur les homologations mineures s’est d’abord tenu en 2007 à Rome, en Italie, au quartier général de la FAO, puis en 2012 au même endroit. Pas moins de 230 responsables de haut niveau se sont alors rassemblés.
À ces deux occasions, les travaux se sont concentrés sur l’identification des défis communs. Parmi ceux-ci, le contrôle des ennemis des cultures, la disponibilité des produits de phytoprotection à usage mineur et l’impact des limites maximum des résidus sur les cultures spécialisées et sur le commerce.
Le travail se poursuit en 2017 avec la formation d’un comité directeur dont le mandat est de centraliser les communications, d’assurer la coordination des activités et de mettre sur pied une base de données mondiale sur les besoins. Le tout s’insère dans un plan de travail quinquennal.

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