Neuf moyens pour propulser les plantes fourragères (suite)

6) Un bon drainage
« Le trèfle rouge et la fétuque tolèrent mieux les sols moins bien drainés que la luzerne ou le brome, mais toutes ces espèces vont donner de meilleurs rendements dans un sol avec un bon drainage! », dit Réal Michaud, agronome et chercheur scientifique à Agriculture et Agroalimentaire Canada.
On peut bien se servir de nos terres les moins bien drainées pour cultiver des plantes fourragères, mais sachez que celles-ci y donneront un rendement inférieur, comme n’importe quelle autre culture.

L’égouttement de surface est particulièrement important dans les luzernières. Lors des redoux en hiver, l’eau qui s’accumule dans le champ peut se transformer en glace et asphyxier les plants en quelques jours. « Dans un champ qui s’égoutte mal, les plants survivent moins bien à l’hiver et les populations chutent rapidement », dit l’agronome Pierre Fournier.

7) Marcher nos champs
Le foin et l’ensilage sont la base de l’alimentation de vos vaches. Si vous suivez vos vaches de près, alors pourquoi ne pas le faire pour vos champs de plantes fourragères?
Ces champs seront toujours verts, peu importe la densité de population et la présence de mauvaises herbes. Cependant, en regardant de plus près, vous pourrez constater les espèces qui dominent, la surface occupée par des mauvaises herbes, les dommages causés par l’hiver et la densité de population. Ces constats permettront d’analyser votre régie et de décider s’il est temps de détruire ou non cette prairie.

8) Analyser les rendements

Le rendement des plantes fourragères dépend énormément de la météo, mais plusieurs autres facteurs y jouent : la fertilisation, le nombre d’années depuis l’implantation, la pression des mauvaises herbes, etc. Apprenez à reconnaître l’impact de chacun des éléments d’une régie intensive et à analyser les volumes et la qualité récoltés en d’autres termes que seulement la pluie et le beau temps qu’il a fait sur votre région.

9) Viser des rendements toujours plus hauts!
La moyenne au Québec se situe autour de 5,5 tonnes de matière sèche à l’hectare par année. Les bons producteurs atteignent 7,5 tonnes, voire plus.
« Je pense qu’on peut facilement atteindre 10 à 12 tonnes au Québec et jusqu’à 15 tonnes en Montérégie, dit Dominique Jobin, directeur général pour l’est du Québec chez William Houde.
Avec tout l’équipement et la main d’oeuvre requis, un chantier de récolte de fourrage coûte cher, souligne Dominique Jobin. Le meilleur moyen de le rentabiliser, c’est d’avoir de hauts rendements à l’hectare!

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