Pénurie de géniteurs

La génétique du cheptel laitier chinois se situe à des années lumières de celle du Canada. Cette situation ne s’est pas améliorée depuis l’embargo sur les animaux vivants canadiens par la Chine, en 2003, après la déclaration du cas d’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). Bien au contraire. Les éleveurs chinois perçoivent encore bien négativement la qualité génétique des troupeaux d’ici.

Mais une autre réalité les presse encore plus : les vaches de ce pays recherchent désespérément des géniteurs intéressants.

Des représentants de la Canadian Livestock Genetics Association étaient de la plus récente mission commerciale canadienne en Chine, la semaine dernière. Au courant de la situation, ils espèrent pouvoir vendre leurs stocks aux éleveurs soucieux d’améliorer la qualité génétique de leur troupeau.

La vente de semence canadienne est autorisée, en Chine. En 2010 seulement, selon le Globe and Mail, près de 500 000 $  en embryons et 3,3 M$ en semences bovines y ont été vendus. Pour les fournisseurs canadiens, la Chine est déjà le septième plus important acheteur dans le monde.

Globalement, les exportations de semences de bovins laitiers canadiens a plus que triplé depuis trois ans, selon Agriculture et Agroalimentaire Canada.

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