Ligne de temps

Plus de travail avec les nouvelles techniques

Enfin terminé le séchage basse température de notre blé hiver. Descendre du grain de 19 % d’humidité à 14,5 % avec une température de chauffage de 38 degrés… c’est long. En fait, le procédé de séchage est aussi long que de sécher du maïs à 30 % d’humidité. Moins cher en coût d’énergie fossile, mais beaucoup d’air, de temps et de patience. Maintenant, le système est automatisé et fonctionne jour et nuit sans problème. Ça prend quand même une supervision tout en planifiant les prochains travaux.

Je ne sais pas si c’est le surplus d’adrénaline qui tombe ou la chaleur qui ne nous lâche pas, mais j’ai une baisse d’énergie. On court pour semer notre clôture végétale de lin et on veut sous-soler un secteur problématique avant la supposée pluie attendue qui finit toujours par nous arrêter pour 2-3 mm. Pas moyen d’inspecter ma parcelle de semence sélect sans finir par me faire arroser et sortir du champ tout mouillé. Coup donc, est-ce qu’il va finir par en tomber une VRAIE pluie?

Déçu de constater que notre trèfle en sous couvert du blé semble être plus que discret dans certains champs. On va devoir resemer autre chose pour occuper le sol. Nos bandes riveraines fleuries ont été envahies par les mauvaises herbes, nos petits arbres plantés eux aussi se font faire la vie dure par la flore sauvage. Là, je ne vous parle pas de la nouvelle bande fleurie dont j’avais tout préparé le terrain ce printemps. La semence n’a pas été disponible à temps.

Je me sens dépassé et un peu découragé. Je réalise que toutes ces nouvelles techniques amènent une charge de travail supplémentaire de planification et d’entretien. Je suis crevé, Pierrot aussi. C’est assez! On « farm la ferme »! Je pars me changer les idées en faisant mon sport motorisé préféré. L’odeur d’un petit moteur deux-temps va me redonner de l’adrénaline positive. Tennis en famille, suivi d’un bon souper. Ça fait du bien!

J’ai regagné assez d’énergie pour rendre possible tout ce qui me paraissait impossible vendredi. Lundi matin, je me sens énergique. J’allume la radio, j’enfile mon équipement et j’attaque le ménage de Gertrude. Profession : agriculteur!

 

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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