Un prototype pulvérisateur à précision chirurgicale

Pas de mauvaise herbe, pas de produit

Deux ans que ça nous trotte dans la tête. Me semble que ça pourrait être une bonne idée! À chaque occasion de dépistage ou d’établissement de nos stratégies d’intervention, on y pensait. Tsé, mettons qu’on faisait notre arrosage résiduel en bande et qu’au lieu de revenir faire le ménage sur une pleine largeur on se contentait de pulvériser un brulage dans l’entre-rang seulement.

Au début la réponse était rapide. Pourquoi se casser la tête quand on peut faire un nettoyage global avec du glyphosate très peu dispendieux? Mais depuis qu’on utilise du maïs tout nu (sans insecticide, sans fongicide et non-OGM), on ne peut plus pulvériser du glyphosate directement sur le maïs. Les produits de remplacements sont beaucoup plus dispendieux, ce qui donne encore plus de valeur économique à nos pulvérisations résiduelles en bande.

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On a modifié sur papier notre façon de planifier nos stratégies de contrôle en fonction des objectifs visés. Si on parle du maïs, ça commence à être compliqué. On veut dégager le rang et garder un certain contrôle dans l’entre-rang. Pas de résiduel dans l’entre-rang étant donné qu’on y sème un couvert pour justement occuper l’espace dans le but d’empêcher les mauvaises herbes de s’y installer. Un vrai jeu de chaise musicale.

Donc, on décide d’installer des tunnels de protection de la pulvérisation pour s’assurer que le produit ne touche pas à notre culture sensible. Pour compléter notre idée d’utiliser le glyphosate pour nos vivaces seulement, on a pensé installer des tubes mèches. Elles vont badigeonner les mauvaises herbes vivaces plus hautes. Pas de mauvaise herbe, pas de produit. Hey, compliqué de même… ça, j’aime ça! On évalue le prototype #1 et on a déjà trois modifications en tête. Dans ce temps là, je me dis: «Check nous ben aller!» Profession agriculteur!

Intérieur du tunnel: mèche et pulvérisation.
photo: Paul Caplette

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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