Semis 2018

Il paraît que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Je ne sais pas si j’ai un bel avenir devant moi, mais j’ai un beau présent. Mes premiers semis 2018. Est-ce qu’il y a quelque chose de plus le fun que de se lever avant le soleil et d’avoir la chance de lui dire : hein, je t’ai eu! Allume, réveille, parce que moi je suis allumé!

Seulement -5 oC, mais sur un VTT, je dois être bien habillé. Surtout le pouce sur la manette des gaz qui picote un peu. Certains doivent se dire : « Qu’est-ce qui brette Caplette à matin? Il brasse des chaudières, manipule de petits sacs, se promène en VTT partout dans son champ de blé habillé comme un ours J… »

Il fut un temps où je me posais moi-même la question. Qu’est-ce que je fais icitte à me geler les fesses pour semer des petites graines de trèfles? En plus, je ne suis même pas certain que mon blé d’hiver va bien reprendre : 65 $ de graines pour sauver environ 70 $ d’azote. Ce n’est pas fort!

Aujourd’hui, je ne tiens pas le même discours. Les effets bénéfiques de ces toutes petites semences ne se calculent pas seulement sur une évaluation de rentabilité primaire à court terme. J’ajouterais l’amélioration de la stabilité du sol, l’augmentation de la capacité de rétention d’eau, l’augmentation de la nourriture pour les microorganismes, la colonisation du sol par l’exploration des racines en profondeur et des effets de levier impressionnants sur la culture suivante.

C’est fort la nature! Un si petit nombre de semences peuvent faire tout ce travail? Avec les résultats qu’on constate, on y croit. On pose des gestes aujourd’hui pour s’assurer que notre sol et nous-mêmes aurons un bel avenir. Agriculteur!

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