Stress prérécolte

Enfin, la récolte de blé d’hiver approche à grands pas. J’ai l’impression que la maturité tarde, mais après vérification dans mon suivi de champs on se situe dans notre fenêtre normale de récolte. Depuis août dernier, pratiquement onze mois d’attention, d’observation et d’interventions dans l’espoir d’atteindre notre objectif. Certain que 10000 kg/ ha peut paraître élevé, peut-être même « flyé ». Mais ça nous permet de sortir de notre zone de confort pour penser notre système de culture autrement. Je doute à l’occasion. Coup donc, je pousse peut être un peu trop! Plus on vise haut plus on risque d’être déçu. Avec 7500 kg/ha en 2015 et 8200 kg/ha en 2016, pourquoi pas 9000 kg/ha et plus en 2017? En fait, je serais déçu de ne pas sortir 8000 kg/ha cette année. Dix mois de traitements aux petits oignons sur ma culture pour me ramasser, tout près du fil d’arrivée, dans l’attente du résultat final les mains liées.

 

Je ne peux plus intervenir… Je dois attendre la récolte pour confirmer le tout en espérant que, d’ici là, ni grêle, ni orages violents, ni maladies ne viendront faire fondre notre résultat. Attendre… c’est long! Alors j’essais d’évaluer mathématiquement, sur papier, ma récolte. Cinquante épis de plus par mètre carré que l’an dernier. Quarante-quatre grains par épis par rapport à trente-quatre grains en 2016. Je dois faire attention aux comparaisons. Nouvelle variété, donc poids spécifique différent. Mon agronome arrive avec des comptes par épi plus bas, car elle ne compte pas les tout petits épis au fond qui sont beaucoup plus verts et qui pourraient ne pas se remplir. Ça me stress… J’ai peut-être été trop optimiste dans mes calculs et mes observations? Dire que le résultat final dépendra peut-être du comportement de ces petits épis retardataires. Je stress, je ne tiens plus en place. D’ici quelques jours, on aura enfin le résultat. À suivre…

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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