Toute une semaine de relâche

Je réalise que c’est toujours plus facile de suivre le sentier déjà tapé que de tracer sa propre route.

Il fut un temps où la semaine de relâche signifiait qu’on prenait plus de temps en famille avec les enfants. Maintenant, on prend du temps en amoureux pendant que les enfants s’occupent de nos animaux de compagnie.

Il faut dire que ma conjointe travaille dans le milieu scolaire, ce qui facilite la décision de prendre un peu plus de temps ensemble avant le départ pour la grande traversée de la saison. Sortie au zoo avec les enfants, suivi d’une sortie de raquette dans le parc national de la Mauricie. De la neige, vous en voulez? En voilà! Je réalise que c’est toujours plus facile de suivre le sentier déjà tapé que de tracer sa propre route.

En plein ça! Je viens de trouver mon introduction pour la présentation que je donne le lendemain à un groupe d’agriculteurs de la région de Gatineau. On décide d’aller faire une bonne escapade de raquette pour terminer notre semaine de relâche en beauté. Ça peut paraître banal de se promener en montagne dans le bois, mais chaque fois la nature se réinvente. On se raconte des souvenirs, on admire le paysage et on sent le soleil. Une heure de raquette, c’est une chose, mais quand ça fait cinq heures que tu grimpes et redescends en croyant que c’est le dernier sommet à traverser et que tu réalises qu’en fait il reste encore 4 km à compléter. Tsé, quand tu commences à ressentir une douleur à ton gros orteil parce qu’il s’irrite à force de frapper au bout de ta botte quand tu redescends les pentes abruptes. Que ta montre performance manque de batterie… Moé aussi, je commence à manquer de batterie!

Les derniers kilomètres sont plus douloureux, mais le sentiment de fierté quand on arrive à la fin est libérateur. Assez pour qu’on recommence le lendemain en découvrant un autre trajet et d’autres points d’observations intéressants. C’est tellement beau quand on peut apercevoir les vastes étendues du haut de la montagne.

Voilà que la semaine de relâche prend fin. On change l’heure, c’est le signal que le printemps arrive sournoisement. Hey quoi? 30 cm de neige neuve au Massif? Ok, on fait l’agriculture buissonnière en ce lundi et on étire notre période de plaisir enneigé!

 

à propos de l'auteur

Agriculteur et collaborateur

Paul Caplette est passionné d’agriculture. Sur la ferme qu’il gère avec son frère en Montérégie-Est, il se plaît à se mettre au défi et à expérimenter de nouvelles techniques. C’est avec enthousiasme qu’il partage ses résultats sur son blogue Profession agriculteur.

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