Ligne de temps

Des pissenlits dans vos champs: comment éviter qu’ils gagnent du terrain

*On va se le dire, si les pissenlits sont présents aux champs, c’est qu’il y a de la place dans le couvert végétal pour s’implanter, ou autrement dit, des trous.  Si cette plante est présente dans vos champs, quelques étapes sont à suivre pour améliorer vos champs au cours de l’été et ainsi en réduire l’impact  sur vos rendements. Il ne faut pas prendre à la légère l’impact des pissenlits: ils prolongent la durée de séchage du foin lorsqu’ils sont présents en pleine floraison et nuisent à une bonne fermentation de l’ensilage en raison de ses tiges laiteuses.

La reproduction de cette plante se fait par le vent. Les graines sont ainsi dispersées après la floraison et flottent sous forme de petits parachutes duveteux. Chaque fleur peut produire plus de 100 graines et un plant de pissenlit peut en produire près de 5000, sans compter qu’elles peuvent être dispersées sur plus de 30km par le vent.

Il est donc avantageux de devancer, si possible, vos coupes de foins pour éviter que le pissenlit atteigne la maturité et disperse ainsi ses graines. En coupant le pissenlit au stade bouton jaune, vous éviterez sa propagation. Il vaut mieux aussi respecter une hauteur de coupe optimale à 4 pouces. On s’assure ainsi un regain maximal, rapide et en puissance des plantes fourragères, ce qui empêchera les pissenlits de gagner du terrain.

Population de moins de 5 plants de pissenlits /pi².
Photo: Frederick Potvin

La fertilisation de vos champs peut aussi avoir un impact sur la population des pissenlits dans les champs. Nous avons pu constater maintes fois que l’apport d’un engrais azoté à une dose d’environ 30 à 40 kg d’azote par hectare aura un impact sur la diminution de l’implantation des pissenlits en favorisant la croissance des graminées fourragères qui entrent en compétition avec les pissenlits. En plus, un engrais azoté aux champs améliore le pourcentage de protéines du fourrage.

Action à faire durant le mois de juillet :

  • Faire l’évaluation des champs en calculant le nombre de plants & tiges/ pi².
  • Appliquer les recommandations de fertilisation d’usage pour minimiser les pertes de rendements
  • Planifier la rénovation dans les cas de mauvais potentiel pour l’automne. La période automnale est une excellente période pour la rénovation des prairies.
    • Période optimale : Cela dépend de vos régions respectives. Les légumineuses ont besoin minimalement de 6 semaines de croissance avant le premier gel à -5°C pour bâtir des réserves suffisantes afin de survivre à l’hiver.
    • S’assurer de la destruction des vivaces, chiendent et pissenlits avant la production des semences.
    • Préparer les sols et créer une densité uniforme si on prévoit faire un vasage d’automne.

Pour une rentabilité maximum des fourrages, une densité de plus de 15 plants/pi² est recommandée.

*Texte réalisé en collaboration avec le Conseil québécois des plantes fourragères. Les propos exprimés dans le texte relèvent toutefois de l’auteur et n’engagent pas le CQPF.

à propos de l'auteur

Commentaires