Azote et nouveaux hybrides de maïs

Quel est le bon stade d’application d’azote avec les nouveaux hybrides? Des chercheurs ont la réponse

Les nouveaux hybrides de maïs requièrent-ils une gestion de l’azote différente? C’est la question que s’est posé l’agronome Peter Scharf de l’Université de l’État du Missouri, aux États-Unis. Voici sa réponse.

La génétique des nouveaux hybrides de maïs ne devrait pas dicter le stade d’application d’azote.  L’important est de s’assurer que la plante puisse en avoir suffisamment. C’est le message que Peter Scharf, agronome au service de l’extension de l’Université de l’État du Missouri, désire partager avec les producteurs.

Pour certains spécialistes, les applications d’azote tard en saison ne sont pas nécessaires avec les hybrides d’aujourd’hui.  Pour d’autres, la nouvelle génétique répond mieux que les plus vieux hybrides à une fertilisation azotée tardive.

Une étude réalisée en Indiana, aux États-Unis, a utilisé différents hybrides commercialisés entre 1946 et 2015. Tous les hybrides ont été soumis à différents stades d’application de l’azote :

-50 lb/acre N stade V4 + 150 lb/acre N à la sortie des croix.

-150 lb/acre N au stade V4 + 50 lb/acre N à la sortie des croix.

-200 lb/acre N à la sortie des croix.

Les différents hybrides ont été regroupés par décennie pour les analyses statistiques.  La réponse de tous les groupes a été similaire. Elles ont révélé une diminution de 10 % du rendement lorsque l’azote est entièrement appliqué à la sortie des croix. « Ce stade d’application est trop tardif pour combler les besoins de la plante en début de saison », ajoute Peter Scharf.

Le prélèvement en azote par le grain a aussi été mesuré avant et après la sortie des soies.  Les résultats ont démontré que les hybrides des années 1990 ont capté 45 % de l’azote par les racines et ceux des années 2010 ont atteint 42%. « La capacité des hybrides pour prélever l’azote du sol est semblable », conclut le spécialiste. Par contre, les nouveaux hybrides sont plus efficaces pour utiliser l’azote accumulé dans les tiges en fin de saison pour le rediriger vers l’épi. Les tiges des hybrides récents contiennent moins d’azote que les anciens. « Toutefois, la quantité d’azote retrouvé dans les feuilles mortes est relativement stable pour tous les hybrides des 70 dernières années », précise Peter Scharf.

Comment savoir si le maïs répondra à la fertilisation azotée en fin de saison? « Ça dépend de sa couleur », répond le spécialiste. S’il est vert pâle, les chances de réussite sont meilleures. Les outils disponibles aujourd’hui (drones, photos satellites) facilite le diagnostic. « C’est l’état de santé de la plante et non son bagage génétique qui explique sa réponse aux applications tardives d’azote », conclut l’auteur.

Source: Corn and Soybean Digest

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