Changement de paradigme pour les OGM

Dans un effort concertés pour limiter les pertes, les entreprises de manutentions de grains telles que Bunge ont décidé de ne plus vendre certaines variétés de grains OGM n’ayant pas l’approbation des principaux marchés d’importation. C’est ainsi que 19 variétés de soya et de maïs ont été retirée des produits vendus à l’étranger.

Les entreprises veulent ainsi éviter une répétition de ce qui s’est produit en 2013 et en 2014 lorsque la Chine a refusé des livraisons de maïs venant des États-Unis et contenant le trait un génétique de Syngenta AG et appelé Viptera. La Chine n’avait pas approuvé ce trait génétique conçu pour contrôler les insectes.

Selon la plus grande coopérative agricole des États-Unis, CHS, les sociétés veulent éviter les grains contenant de nouveaux traits modifiés génétiquement et ce, jusqu’à ce que ces derniers aient reçu l’approbation des principaux acheteurs étrangers. La coopérative a donc lancé une directive l’an dernier indiquant qu’elle ne vendrait et n’achèterait plus de grains OGM n’ayant pas les approbations nécessaires à l’exportation.

Il s’agit d’un changement d’attitude important puisque le système en place a  utilisé pendant des décennies le plus grand pays exportateur de grains du monde pour lancer de nouvelles semences sur les marchés internationaux.

Les dirigeants de Bunge ont indiqué que les risques financiers liés à l’exportation de semences OGM non approuvées outre-mer étaient très élevés. Cargil et Archer Daniels Midland ont d’ailleurs intenté des poursuites contre Syngenta pour dommages. Chacune des sociétés disent avoir perdu des millions lors du rejet de livraisons de maïs OGM Syngenta en Chine.

Source: Alberta Farmer Express

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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