D’autres prévisions hivernales

L’hiver plus doux anticipé par les organismes météo semble se concrétiser. Déjà, la saison affiche un mercure au dessus de la moyenne et l’air glacial a été absent en grande partie sur le territoire, à l’exception d’une poussée d’air arctique à la mi-décembre. Les dernières prévisions d’Environnement Canada et de son pendant américain, le National Weather Service Climate Prediction Center, affichent des similitudes pour janvier, mais aussi pour les trois prochains mois de 2021; janvier sera plus doux qu’à l’accoutumée et ce pourrait aussi être vrai pour février et mars.

Selon le résumé d’Environnement Canada, les probabilités de voir un hiver doux sont très fortes pour l’Est du pays, surtout pour les régions les plus nordiques et à l’est du Québec. Les précipitations devraient, quant à elles, être dans la moyenne. Le blogue d’Accuweather sur les prévisions au Canada ajoute que janvier devrait se démarquer par à la fois du temps doux et une absence de neige. Dans une nouvelle mise à jour, le site de Météomédia annonce aussi un début d’année 2021 sous le signe de la chaleur avec des moyennes au-dessus des normales de saison. Plusieurs régions de la province n’ont d’ailleurs pas encore enregistré de mercure sous les 20 degrés Celsius, alors que cela se produit habituellement avant le 25 décembre.

Prévisions probabilistes courantes de la température pour 1-3 mois

 

Les modèles à long terme provenant des États-Unis confirment l’influence de La Nina sur la météo sur les États les plus au sud, avec du temps plus chaud et sec. Les cultures d’hiver, comme le blé, pourraient être affectées par une absence prolongée de précipitations.

Il semble aussi selon ces modèles que l’air chaud aura tendance à remonter vers le nord en poussant les températures au-delà des normales pour au moins jusqu’en mars. Il est toutefois plus difficile d’établir des tendances à plus long terme puisque la présence de La Nina dans les prochains mois reste à déterminer, sans compter sur le fait que plus les tendances sont éloignées, moins elles sont fiables.

Image

Pour ceux qui souhaiteraient quand même avoir des projections pour le reste de l’année, 2021 s’enligne pour être une autre année chaude, dans la tendance amorcée depuis le début du siècle. 2020 a pour sa part établi de nombreux records. Elle figurerait comme la 2e plus chaude jamais enregistrée.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

Commentaires