Des essais à l’image de la saison

Le Réseaux grandes cultures du Québec dévoile les résultats de la saison de maïs 2019

Le Réseaux grandes cultures du Québec (RGCQ) n’a pas été épargné par les événements de la dernière saison, une situation qui se reflète sur les données des hybrides de maïs qu’il dévoile. « Nous ne sommes pas différents des producteurs, on a connu les mêmes choses qu’eux. Les données indiquent un poids spécifique et des rendements faibles. On a eu un printemps froid qui a retardé les semis, on a eu un peu chaud cet été et cet automne, tout le sait comment ça été difficile », commente Julie Durand, responsable des essais maïs pour le RGCQ.

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Preuve que les conditions étaient compliquées, les dernières parcelles de maïs du RGCQ ont été récoltées le 7 décembre 2019 alors que tout est habituellement terminé au début novembre. C’est d’ailleurs ce qui explique le délai dans la publication des résultats.

Les résultats confirment ce dont plusieurs se doutaient, soit l’aspect exceptionnel de l’année 2019. « On peut avoir des fois une zone plus humide que d’autres, mais cette fois-ci, ces conditions se sont retrouvées à la grandeur du Québec. C’est la première fois qu’on a des résultats avec un poids spécifique aussi léger et des rendements aussi faibles en même temps. En 2019, la qualité n’était pas bonne et le rendement non plus n’était pas bon », résume Mme Durand.

Il n’a pas été possible de vérifier la résistance à certains aspects spécifiques, comme la verse, puisque les experts se sont concentrés à recueillir les données sur le terrain. Les dommages étaient toutefois généralisés à la suite de la tempête du 1er novembre.

De là à tirer des leçons pour 2020, l’experte conseille de faire preuve de prudence en raison de l’aspect exceptionnel de la dernière année. À titre d’exemple, le poids spécifique moyen s’est situé en général entre 54 et 58, du jamais vu.

Elle signale que les producteurs devraient de s’inspirer de l’historique des champs des dernières années pour planifier la prochaine saison, sans trop changer non plus les planifications déjà faites.

Si Mme Durand devait y aller d’une recommandation, elle suivrait la voie de la prudence. L’année 2020 pourrait difficilement être aussi pénible, fait-elle remarquer, même si l’hiver est plutôt atypique jusqu’à maintenant. Elle éviterait néanmoins d’étirer l’élastique en ce qui a trait aux UTM, ou du moins elle privilégierait une diversification des hybrides, tout en limitant les superficies pour les variétés plus à risque face à une saison écourtée. Le conseil est aussi bon pour les variétés de soya. « En planifiant avec des variétés plus hâtives, on se donne du temps pour planifier et récolter entre les cultures et en plus, avec moins de stress ». Et pourquoi pas?? lance-t-elle, plus de culture de céréales.

Les résultats des essais maïs peuvent être consultés en ligne à l’adresse suivante:  GuideRGCQ.com.

à propos de l'auteur

Journaliste

Céline Normandin

Céline Normandin est journaliste spécialisée en agriculture et économie. Elle collabore également au Bulletin des agriculteurs.

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